Les Rencontres Historiques 2016

L’orage matinal n’a pas découragé le public des Rencontres Historiques 2016. Professeur d’histoire-géo, Hubert Gay a inauguré la première conférence en retraçant l’histoire journalière du XVème Corps d’Armée regroupant les soldats provençaux de la Grande Guerre lors de la défaite controversée de l’été 1914. Des soldats provençaux faussement accusés de lâcheté mais ensuite réhabilités. A Istres, un rond-point de la zone du Tubé leurs rend hommage. Après la faillite de Joseph Vert, négociant de Saint Rémy par l’historien Félix Laffe, Frédéric d’Agay nous a mis en appétit avec les plats de la cuisine provençale des siècles précédents. L’après-midi, Jacques Lemaire, président des Amis du Vieux Saint-Chamas, nous a maintenu en haleine avec les travailleurs indochinois de la poudrerie de Saint-Chamas. Cette conférence a été suivie de celle de Jean Chausserie-Laprée, archéologue de la ville de Martigues, venu nous livrer les derniers résultats des fouilles mitoyennes au lycée Paul Langevin qui ont permis de certifier le véritable emplacement de Maritima Avaticorum, ancienne capitale des gaulois Avatiques de l’étang de Berre. Enfin, Christian Giroussens a clôturé les débats en apportant des précisions notoires sur Paul Ferouil de Montgaillard, l’aéronaute décédé à Istres et qui avait traversé les lignes prussiennes lors du siège de Paris en 1870-1871. Si celui-ci avait déjà fait l’objet d’un article publié dans le bulletin n°30 des AVI, vous pourrez retrouver les 5 autres conférences dans le prochain bulletin des des Amis du Vieil Istres (n°39, à paraître mars 2017).
LES RENCONTRES HISTORIQUES 2016 EN IMAGES :
Christian Giroussens lors de sa conférence sur Paul de Montgaillard.

Photo souvenir dans le hall de l’espace 233 avec quelques conférenciers, membres des AVI
et Nicole Joulia, 1ère adjointe.

L’archéologue martégal Jean Chausserie-Laprée et Robert Strozzi, membre des AVI.

Jacques Lemaire, président des Amis du Vieux Saint-Chamas et Robert Strozzi.

Max Fabre, vice-président des AVI, remercie Hubert Gay pour sa conférence sur le XVème Corps.

De gauche à droite : Claude Herrera, président des AVI et les 6 conférenciers : Félix Laffe, Hubert Gay, Christian Giroussens, Jacques Lemaire, Frédéric d’Agay et Jean Chausserie-Laprée.

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La fin des Bourbons et l’Italie Unifiée

En avril 2015, Jean Pane était venu nous présenter Naples au siècle des Lumières (XVIIIème siècle). La conférence s’achevait à la fin de ce siècle avec un retour triomphal à Naples de Ferdinand dit le Re Nasone qui retrouvait son Royaume et son peuple.

Ce mardi 19 mai 2016, Jean Pane est venu au CEC nous raconter la suite de l’histoire napolitaine (XIXème siècle). Une histoire qui commence mal pour les Bourbons. En effet, vainqueur à Austerlitz contre la coalition Russie-Autriche-Suède-Royaume Uni à laquelle Ferdinand s’était allié, Napoléon 1er envahit sans problème le Royaume de Naples en février 1806 puis installe son frère Joseph Bonaparte sur le trône. Celui-ci prend le nom de Joseph 1er et remplace Ferdinand qui se réfugie une nouvelle fois en Sicile.

Pendant ce temps commence à Naples le Decennio Francese (ou les 10 ans d’occupation française) avec l’abolition des privilèges, la suppression de certains ordres religieux ainsi que l’apparition de nouvelles taxes et lois proches du Code Civil qui écrasent l’ancienne législation bourbonienne. Naples se transforme. Sous l’influence de l’Empereur, Joseph 1er améliore la voirie grâce en 1809 à la création d’un Corps des Ponts et Chaussées. Puis survient de nouvelles institutions culturelles et scientifiques comme le jardin botanique (commencé en 1807) et l’observatoire astronomique de Capodimonte (fondé en 1812 par le nouveau roi Joachim Murat).

Car dès 1808, Joseph 1er n’a pu refuser le titre de Roi d’Espagne. Il est alors remplacé par Joachim Murat, marié avec Caroline, sœur de Napoléon. Celui-ci vaillant militaire et officier de cavalerie, reprend Capri aux anglais mais en 1810, la conquête de la Sicile échoue et l’île reste aux mains des Bourbons. Murat est une girouette. Après s’être allié avec l’Autriche contre Napoléon (afin de conserver son trône napolitain), il attaque l’Autriche lors du retour de Bonaparte de l’île d’Elbe (1815). Une cuisante défaite qui l’oblige à quitter Naples pour la Provence puis la Corse après Waterloo. Voulant reconquérir son royaume, Ferdinand aura le dernier mot et fera exécuter Murat.

Ferdinand, seconde fois roi de Naples, prend le nom de Ferdinand 1er des Deux Siciles. Il rénove le théâtre San Carlo (incendié malencontreusement) et pour assoir sa position royale, il fait construire la Basilique San Francesco di Paola (terminée en 1824 et consacrée en 1836 par le Pape Grégoire XVI). L’Autriche, garante de l’ordre en Italie, doit assister militairement Ferdinand malmené par des révoltes locales ainsi qu’en Sicile. En 1825, après le décès de Ferdinand, son fils ainé François 1er lui succède. Son règne sera court : 5 ans !

A gauche : Ferdinand Ier dit le Re Nasone (1751-1825), roi des Deux Siciles. Au centre : Giuseppe Garibaldi (1807-1882) en chemise rouge. A droite : Ferdinand II dit le Re Bomba (1810-1859), petit-fils de Ferdinand Ier.

C’est donc en 1830 que son fils Ferdinand II (dit le Re-Bomba) occupe le trône de Naples, position qu’il conservera jusqu’en 1859. Son surnom provient du fait qu’il a fait bombarder Messine le 7 septembre 1848. Car Ferdinand II est hostile et sans pitié à toute répression. Cependant, il embellit Naples par de superbes villas et l’industrialise (mines de fer, centre sidérurgique) servant à l’industrie d’armement et à la construction de la première ligne ferroviaire Naples-Portici. Mais le roi n’oublie pas sa sécurité lorsqu’il fait creuser en 1853 sous le Mont Echia, le tunnel Borbonnico (430m) pour permettre à la famille royale de prendre la fuite en cas d‘émeutes. Ferdinand décède en 1859 d’une septicémie. Elle est consécutive à des blessures mal guéries lors d’un attentat survenu 3 ans plus tôt.

Son fils Franceschiello (dit le Petit François, surnom affectueux) lui succède. L’année du sacre, il épouse Marie-Sophie de Bavière, sœur de l’impératrice Elisabeth (dite Sissi et popularisée par Romy Schneider au cinéma). Malade et piètre souverain, il ne reste qu’une année sur le trône.

En 1860, le royaume des deux Siciles est envahi par les Chemises Rouge de Giuseppe Garibaldi qui va mettre un terme, après maintes batailles, au règne des Bourbons. Il aura duré 126 ans. Après un référendum, le Royaume des Deux Siciles est annexé au Royaume d’Italie. L’Italie est réunifiée ? Presque car pour Garibaldi, l’Italie le sera vraiment lorsque le Latium et Rome, appartenant au Pape Pie IX seront annexés. De nouveaux combats commencent mais l’honneur revient au marquis Emilio Pallavicini di Priola (1823-1901) qui met fin à l’expédition de Garibaldi en août 1862. Garibaldi blessé, est emprisonné puis amnistié sur les conseils de Napoléon III. Huit ans plus tard, les troupes du général Rafarle Cadorna réussissent leur entrée triomphale dans Rome (septembre 1870). Et le 30 Juin 1871, Rome devient la capitale d’une Italie enfin unifiée.

Cependant, cette nouvelle Italie unifiée va rester divisée dans les esprits et dans les faits. Le nord riche par son industrie va longtemps narguer le sud plutôt pauvre, délaissé et contraint au chômage tout en étant gangréné par la Camorra à Naples et la Mafia en Sicile. Des moqueries, affronts et injures qui se sont même frayés un chemin dans le sport. En football notamment. Lorsque le SSC Naples se déplaçait à San Siro (stade fétiche de du Milan AC et de l’Inter de Milan), les tifosi milanais humiliaient les napolitains en brandissant des banderoles : Bienvenue en Italie ! Quel mépris pour le sud, une terre de culture où se sont développées les civilisations grecques et romaines à la base de notre identité européenne.

Ainsi s’achevait la magnifique conférence de Jean Pane qui nous recommandait le livre et le film Le Guépard (avec Burt Lancaster, Alain Delon et Claudia Cardinale dans les rôles principaux). Une conférence étoffée d’une multitude de détails, volontairement omis dans ce résumé mais que vous pourrez retrouver au complet dans le prochain bulletin des Amis du Vieil Istres (mars 2017) … Patience !

Jean Pane à droite remercié en fin de conférence par Robert Strozzi.

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Bernard Faure sur France Bleue Provence

Expert bouliste, l’Ami du Vieil Istres vous donne Rendez-vous jeudi 26 mai à 13h00 sur la Radio France Bleue Provence (FM 103.6). Le sujet de l’interview est passionnant : la Pétanque bien sûr !

Bernard est l’auteur d’un essai intitulé : LES PIEDS TANQUES, LE CŒUR LEGER, un livre qui résume l’essentiel de la pétanque. Il a été publié au éditions Scribe d’Opale et commandable à cet email :

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Sortie à Tautavel

Suite à un manque d’inscriptions et à des problèmes familiaux chez les organisateurs, la sortie à Tautavel (avec les visites du musée de l’abeille et du miel puis du célèbre musée de la préhistoire) prévue le samedi 21 mai 2016 … est annulée. Désolé …

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Centenaire de la voie ferrée de la Côte Bleue

23 tunnels, 18 viaducs et 11 années de travaux ont été nécessaires pour créer la ligne ferroviaire reliant Marseille à Port de Bouc via la côte Bleue et prolonger la voie unique entre Port de Bouc et Miramas. Cette voie a permis de suppléer la ligne unique et déjà existante Marseille-Miramas via Rognac. Cette ligne qui surplombe les calanques de la Côte Bleue a été ouverte en 1915. Cependant, la guerre de 1914-1918 a empêché son inauguration. Mieux vaut tard que jamais … Car le retard a été rattrapé le dimanche 4 octobre 2015, lors de la célébration de son centenaire, en mémoire des Poilus avec une locomotive à vapeur du Creusot qui a réuni 400 personnes de la gare de Miramas jusqu’à la gare Saint Charles.

Pour voir le film de cette journée historique :

avec entre autres l’intérieur du pont tournant de Martigues, prouesse technique avec des engrenages à chevrons fabriqués par André Citroën (d’où les deux chevrons sur les voitures Citroën),

CARRY VIDEO vous donne RDV :

Le jeudi 9 juin 2016 à 18h00 à la mairie d’Istres,
Auditorium André NOËL.

Le film (30 minutes environ) sera suivi d’un débat animé par Jean-Pierre Roubaud (fils de Louis Roubaud, auteur de l’ouvrage Le chemin de fer de la Côte Bleue vers les plaines de la Crau).

Les grottes de Thouzon

En avril ne te découvre pas d’un fil … Ce samedi 30 avril 2016, les Amis du Vieil Istres ont pu vérifier le proverbe car malgré le mistral, la pluie et une température fraiche (10°), une quarantaine était présente pour visiter les Grottes de Thouzon, près du Thor. Des grottes découvertes en 1902 et restées intactes grâce à un aménagement immédiat. C’est en fait un (heureux) tir de mines sur l’exploitation proche d’une carrière de calcaire qui a permis de faire apparaitre ce petit joyau vauclusien. Le retrait de la mer il y a 300 millions d’années et quelques tremblements de terre ont donné naissance à une diaclase (trou) dans laquelle s’est engouffrée une rivière (disparue il y a 25000 ans environ). Le travail érosif et naturel de cette rivière a laissé son empreinte : un long couloir au sein de parois gorgées de stalactites et de stalagmites qui se sont formées ensuite par les infiltrations d’eau. Les chauves-souris ont été les anciennes locataires de ce site naturel. La datation d’un bébé chiroptère fossilisé a permis de connaitre l’époque où elles l’ont quitté : il y a 20000 ans, une date qui donne aussi la fermeture de la diaclase. Une fermeture survenue à la suite d’un éboulement qui a rendu la grotte entièrement hermétique. Désormais, l’air ne peut entrer que par la porte d’entrée actuelle. Mais les minimes infiltrations d’eau continuent toujours la formation de stalactites et de stalagmites à raison d’un centimètre par siècle … Alors prenons rendez-vous dans quelques milliers d’années pour en découvrir de nouvelles !

A l’entrée de la grotte, avec le couloir d’accès correspondant au lit creusé par l’ancienne rivière.

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Le monde fermé de la Franc-Maçonnerie

Jeudi 21 avril 2016, Robert Strozzi a décrypté les rouages du monde discret de la Franc-Maçonnerie. Tout a commencé à Londres au XVIIème siècle lorsque des maçons constructeurs de cathédrale ont voulu se rassembler pour conserver sans écrit leurs secrets de bâtisseurs afin que personne ne puisse copier les connaissances de leur parfaite géométrie architecturale. La Franc-Maçonnerie est alors considérée comme un art royal. Mais éjecté du trône en 1732, le roi d’Angleterre Jacques II Stuart (cousin de Louis XIV) se réfugie en France et donne naissance à la Franc-Maçonnerie … française. Si les symboles des francs-maçons restent leurs outils (équerre et compas de l’ouvrier), la discipline des maîtres du bâtiment a ensuite évolué. La cathédrale est devenue le temple intérieur d’un être, du travail sur soi et de l’amélioration de la société. Avec des règles strictes, le monde de la Franc-Maçonnerie reste réservé à des initiés, introduits par des adeptes confirmés après une épreuve d’admission où domine le fameux rituel initiatique. Ce monde particulier reste avant tout attaché à la laïcité. Il cherche à se détacher de l’emprise d’une religion ou d’une idéologie mais sans pour autant être antireligieux. Les francs-maçons travaillent dans des ateliers et dans l’ombre. Longuement discutés, leurs travaux contribuent à des idées progressistes dans divers domaines de la vie. Leur force est redoutée. Aussi, ils ont dû se montrer discrets durant la Révolution ainsi qu’en 1940 sous le Régime de Vichy où Pétain abolit la Franc-Maçonnerie et organisa de cruelles chasses à l’homme pour mieux contrôler l’administration.

Les travaux des ateliers maçonniques sont à l’origine de nombreuses évolutions sociales parmi lesquelles on peut citer le planning familial, les congés payés, la Croix-Rouge, l’école laïque et obligatoire, l’abolition de l’esclavage puis de la peine de mort, la légalisation de l’avortement et de la pilule, le mariage officiel en mairie, la loi de 1901 sur les associations et celle de 1905 qui sépare l’Eglise de l’Etat. Une autre évolution sociale sans doute moins appréciée : les impôts sur le revenu …

Robert a illustré les différentes parties de sa conférence en présentant des francs-maçons célèbres : Parmi les plus anciens connus, on peut citer quelques figures politiques de la Révolution Française comme La Fayette, Marat, Talleyrand, Mirabeau, Fabre d’Eglantine et l’auteur de La Marseillaise : Rouget de Lisle. On peut rajouter trois musiciens classique : Michael Haydn, Frantz Litz et Mozart. Ce dernier, initié en 1781, rappelle en filigrane la Franc-Maçonnerie dans son opéra La Flûte Enchantée avec des thèmes découlant du rituel d’initiation.

Deux résistants et martyrs de la seconde guerre mondiale : Pierre Brossolette (une rue lui est dédiée à Istres) et Jean Zai, un franc-maçon à l’origine de la création du CNRS, du prolongement obligatoire des études scolaires jusqu’à 14 ans, du sport à l’école et du Festival de Cannes.

Plus récemment, d’autres personnalités ont dévoilé leur appartenance à la Franc-Maçonnerie. Citons : le fondateur de la Croix-Rouge Henry Dunant, l’humoriste Pierre Dac, l’acteur Paul Meurisse, la meneuse de revue Joséphine Baker, le clown Achille Zavatta, les jazzmen Duke Ellington et Louis Armstrong, l’ancien président de TF1 Patrick Le Lay, le syndicaliste (FO) Marc Blondel, le cuisinier étoilé Joël Robuchon et le journaliste Serge Moati. 4 présidents de la IIIème République ont également été francs-maçons : Félix Faure, Gaston Doumergue, Paul Doumer et Alexandre Millerand. Le père de Jacques Chirac appartenait à une loge maçonnique mais aucun président de la Vème République ne s’est encore dévoilé. Par contre, quelques hommes politiques actuels sont connus comme Bertrand Delanoe, Christian Estrosi et peut-être Jean-Luc Melanchon qui n’a jamais démenti sans jamais … avouer. Plus sûrs sont quelques anciens personnages politiques tels Gaston Monnerville, Félix Eboué et Winston Churchill.

La Franc-Maçonnerie a longtemps était l’exclusivité des hommes. Ainsi, la féministe et femme de lettres Maria Deraismes fut la première à être initiée en France en 1893, une introduction qui mit le feu aux poudres des loges maçonniques de l’hexagone. Elle dut alors fonder Le Droit Humain, un Ordre maçonnique mixte international, présent aujourd’hui dans plus de 60 pays. La gente féminine s’est donc vue dans l’obligation d’adhérer à leur propre loge comme Yvette Roudy (l’ex-ministre des Droits de la Femme) qui appartient à la Grande Loge Féminine de France, créée en 1952. Ses 15000 membres actuels en font la loge la plus importante sur notre planète. En 2010, Olivier Chaumont devenu(e) Olivia Chaumont a pu réintégrer la loge du Grand Orient de France après son opération … D’autres femmes (cette fois naturelles) ont suivi et suivront. Tout évolue … même dans le monde discret de la Franc-Maçonnerie dont l’un des principes est l’avancée sociale.

Combien d’autres personnalités ont dû appartenir à la Franc-Maçonnerie sans jamais le reconnaitre. Mais à Istres, on sait que le célèbre maire Félix Gouin fut initié franc-maçon au sein de la loge les Arts et l’Amitié à l’Orient d’Aix-en-Provence.

Robert Strozzi, félicité à droite par Huguette Giroussens, vice-présidente des Amis du Vieil Istres

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L’assemblée générale 2016

Samedi 2 avril, 10h00 s’est tenue au Pavillon de Grignan, l’assemblée générale des Amis du Vieil Istres. Les adhérents sont venus nombreux à ce rendez-vous annuel. De ce fait, le quorum était largement atteint pour ouvrir la séance et délibérer.

Le président Claude Herrera a d’abord rendu hommage aux sept adhérents disparus cette année. Puis Marc Suarez (secrétaire) a pris le relais pour nous lire le procès-verbal de l’assemblée 2015 et nous rappeler le bilan des activités de cette même année. La trésorière Claude Teissier nous a ensuite présenté le bilan comptable 2015, un bilan approuvé et encensé par les auditeurs aux comptes pour sa parfaite tenue.

Puis Claude Herrera a repris le micro pour aborder les autres sujets de l’ordre du jour :

  • Présentation des activités 2016 des Amis du Vieil Istres (sorties, conférences, Rencontres Historiques) avec une possible conférence supplémentaire en novembre (date à définir) : par l’historien Hubert Gay : Les unités du XVème corps d’Armée en août 1914 d’après les Journaux des Marches et Opérations ( J.M.O.) des différentes unités.
  • Présentation du nouveau conseil d’administration avec l’entrée de Nicole Ferrer alors que Chantal Husson remplace Gilberte Mistral dans le rôle d’auditeur aux comptes.
  • Passage de la cotisation de 16 à 18 euros (il n’y avait plus eu d’augmentation depuis 2004).
  • Suite à des problèmes de réception d’emails, le président a rappelé que le site internet des AVI était en secours et qu’on pouvait y trouver les renseignements désirés en cas de non réception de mail informatif : les dates, horaires et lieux des conférences ainsi que le prix pour les sorties organisées. Fiches PDF téléchargeables pour une sortie et pour la procuration en cas d’absence à l’assemblée générale.
  • Le budget prévisionnel de l’association pour l’année 2016 est d’environ 14000 euros.
  • Claude Herrera a ensuite évoqué les Rencontres Historiques de 2017 où seront fêtés les 70 ans des Amis du Vieil Istres. Puis, inquiet pour l’avenir de l’association face à la fatale pyramide des âges, il a rappelé la nécessité d’avoir de nouveaux adhérents, en demandant à toute l’assistance de faire un effort en ce sens.

Avec le soutien formel de Nicole Joulia (première adjointe), Marc Suarez a repris la parole pour nous présenter son intention de faire adhérer des écoliers à des projets d’histoire locale.
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L’assemblée générale 2016 des Amis du Vieil Istres avec en fin de séance
un vin d’honneur toujours aussi convoité.

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L’interview des AVI sur France Bleu Provence

Deux Amis du Vieil Istres bien connus ont eu le privilège d’être interviewés sur la radio France Bleu Provence (Fréquence FM : 103.6). Il s’agit du conférencier Robert Strozzi (membre du conseil d’administration, ancien secrétaire) et de René Giroussens, président honoraire de notre association. Cédric Fremy anime Racontez-nous, une émission quotidienne diffusée entre 13h30 et 14h00 où il donne la parole à des historiens, guides, conférenciers, ou tout simplement à des passionnés. Ceux-ci viennent nous raconter chaque jour l’histoire des villes, villages, monuments et personnages de Provence. Robert le Port de Boucain et René l’Istréen, tous deux ancien cheminots, ont été à leur aise puisqu’ils ont relaté l’histoire des villes d’Istres et de Port de Bouc ainsi que celle de la célèbre gare Saint Charles.

Ci-dessous cliquez sur un pavé pour écouter l’interview (format audio MP3), chaque sujet étant découpé en 4 parties (puis cliquez sur le signe LECTURE et patientez environ 20 secondes pour que l’écoute débute).

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Porte d’Arles … la conférence de René Giroussens

Ce jeudi 24 mars, un public nombreux est venu à l’espace 233 du CEC, pour assister à la conférence de René Giroussens, président honoraire des AVI. Le sujet très istréen (Portail d’Arles, Chapelle Saint Eloi) avait de ce fait attiré des élus municipaux ainsi que du personnel de l’Office du Tourisme et d’Istres Mag.

Issues d’une importante collection de René, des cartes postales anciennes ont d’abord illustré le Portail d’Arles, classé Monument Historique le 5 mai 1930. René a retracé son histoire. Autrefois, le centre ancien était entouré de murailles et seulement deux portes permettaient d’y accéder : la Haute (sur l’actuelle place Georges Darrason) et la Basse (entre les rues Juiverie et de la Roque). Mais le 29 octobre 1769, la Porte Basse et une partie des remparts se sont écroulés … On décida alors après avoir eu l’autorisation de Louis XV de détruire quelques maisons attenantes, de reconstruire une nouvelle porte : le Portail d’Arles actuel … avec des pierres provenant du Cros de la Carrière (pierres de Toti). 2 ans et demi de travaux, de 1771 à 1773 pour les maçons Jean Tabusteau (Istres) et François Peytrau (Saint Mitre). Le portail est alors dédié au Maréchal Claude Louis Hector de Villars (1653-1734), l’un des plus brillants généraux de Louis XIV et célèbre par sa victoire surprise à Denain, sur les austro-hollandais en 1712. Décédé en 1770, son fils, le Duc de Villars, également Seigneur d’Istres et Prince de Martigues, ne put lui aussi assister à l’inauguration. L’édifice porte une inscription inachevée : Tous les citoyens habitant la même … La suite fut trouvée par René Giroussens sur un mur de la mairie de Marseille (côté rue de la Loge) : … cité sont garants civilement des attentats commis sur territoire de la commune, soit envers les personnes, soit envers les propriétés.

René Giroussens (à gauche) assisté par Marc Suarez, secrétaire des Amis du Vieil Istres.

La porte d’Arles est ornée de deux fontaines dites de Saint Eloi, ancien approvisionnement d’eau des habitants du Vieil Istres et abreuvoir pour animaux. Une appellation qui doit son nom à l’ancienne chapelle Saint Eloi et qui se situait à l’extérieur des remparts (vers les locaux de l’actuel Office du Tourisme). Construite en 1644, cette chapelle abritait la confrérie Saint Eloi où adhéraient les ménagers (paysans aisés). Saint Eloi était honoré à Istres le dimanche suivant la Saint Jean. C’était l’occasion d’une fête avec messe, procession et bénédiction du bétail. La chapelle qui a suppléé à Notre Dame de Beauvoir (trop élevée pour certains) pour le culte des défunts, a également servi de lieu d’inhumation pour quelques notables istréens. Après la Révolution, elle a été vendue (13 octobre 1793) comme bien national puis détruite pour créer une cour à son emplacement.

A la fin de la conférence, Claude Teissier, trésorière des AVI, remet le cadeau traditionnel à René Giroussens

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