LES MAIRES D’ISTRES DEPUIS 1800
 
 
Jusqu’à la Révolution, le terme maire (issu du latin major : plus grand) était rarement employé. Le premier consul désignait le premier magistrat d’une commune jusqu’en 1790. Le 14 février de cette année-là, le bourgeois Joseph Laurent Buech a été élu maire d’Istres. Il était (entre autres) propriétaire de l’actuel mas d’Espale à Entressen. Cinq maires l’ont successivement remplacé pendant cinq ans : le tailleur d’habits François Martin, l’avocat Etienne Louis Arnaud, le ménager Théodore Saunier, le notaire Jean Joseph Girard et le cordier Jean Joseph Félix. A partir de 1795, Istres est dirigé par une municipalité de canton où il est difficile de connaitre quel élu a vraiment dirigé notre commune. Ce n’est que le 30 mai 1800 que débute la véritable histoire des maires d’Istres avec l’élection de Louis Arnoux.

Pour plus de détails sur les consuls et la municipalité de canton, se reporter à l’article de René Giroussens paru dans le bulletin n° 10 des Amis du Vieil Istres où vous pouvez également retrouver les maires istréens qui suivent (jusqu’à la fin de la IVe République).

Louis ARNOUX : Elu du 30 mai 1800 au 27 novembre 1803. Avocat, propriétaire. Né à Istres le 17 décembre 1752. Fervent révolutionnaire, contesté puis révoqué par l’administration pour son caractère difficile et agressif.

François Jacques AMPHOUX de BELLEVAL : Elu le 28 novembre 1803. Né à Saint-Chamas le 25 juillet 1752 avec le titre de seigneur de Belleval de Rohan. Officier de cavalerie. Chevalier de l’ordre royal de Saint-Louis. Propriétaire entre autres des mas Amphoux (Entressen), de la Caspienne (Paty) et de la maison qui deviendra la mairie d’Istres (boulevard de la République). Destitué de ses fonctions en 1815 lors du retour de Napoléon (période des 100 jours).

André DALMAS : Maire éphémère d’Istres nommé le 13 juin 1815 suite au retour au pouvoir de Napoléon qui abdiquera ensuite le 22 juin 1815. Propriétaire. Juge de paix. Né le 14 février 1756 à Istres où il décède le 24 juin 1836.

François Jacques AMPHOUX de BELLEVAL : Suite au retour de la monarchie avec Louis XVIII sur le trône de France, François Jacques Amphoux de Belleval reprend les rênes de la commune (soient 15 à 20 jours après sa destitution). Il les gardera jusqu’à son décès à Istres le 30 septembre 1818. Pour plus de détails, se reporter à divers articles parus dans le hors-série n°1 des Amis du Vieil Istres (Les grands domaines istréens de la Crau, 2018)

Etienne Louis ARNAUD : Ancien maire d’Istres 13 au 30 novembre 1791 puis du 2 février au 22 septembre 1792, il prend la suite de François Jacques Amphoux de Belleval le 5 octobre 1818. Né à Istres le 10 septembre 1746. Avocat. Propriétaire entre autres des domaines actuellement dénommés mas du Verry et du Grand Rigaud (Entressen) et du mas Guilhem (Bayanne). Etienne Louis Arnaud démissionne le 6 juillet 1826 (maladie) et décèdera à Istres le 13 octobre suivant.

Jean Baptiste Pierre CAPPEAU : Maire d’Istres du 7 juillet 1826 au 3 septembre 1830 où il est suspendu de ses fonctions suite à l’abdication du roi Charles X et au soulèvement qui mit en place le nouveau roi de France Louis Philippe. Né à Istres le 28 juin 1766. Grand propriétaire terrien (Le Grand Mas à Entressen), les coussouls de la Coquillarde (vers le Tubé) … Décédé à Istres le 30 septembre 1830. Pour plus de détails, voir l’ouvrage de René Giroussens Les CAPPEAU (info à la page Publications/Autres ouvrages.

Denis Auguste PRAT : Nommé maire d’Istres le 3 septembre 1830 par le préfet des Bouches-du-Rhône, il doit démissionner de cette fonction le 21 mars 1831 suite à un changement professionnel (nommé sous-préfet d’Arles). Né à Briançon le 3 mars 1802. Gendre du précédent Jean Baptiste Pierre Cappeau. Directeur et propriétaire de l’usine de Rassuen qu’il avait héritée de son père et de ses oncles. Décédé à Marseille le 14 octobre 1868. Pour plus de détails, voir Denis Auguste Prat à la page : Les Istréens et la Légion d’honneur ainsi que dans le hors-série n°1 des AVI .

François Joseph Stanislas AMPHOUX de BELLEVAL : Nommé maire d’Istres par le préfet le 21 mars 1831, il assure cette fonction jusqu’au 9 février 1832. Conseiller général des Bouches-du-Rhône (de 1830 à 1833), propriétaire, expert agronome. Né à Istres le 10 avril 1796. Fils du précédent maire d’Istres François Jacques. François, Joseph Stanislas Amphoux de Belleval fut ensuite maire de Miramas (1833-1838), maire de Saint-Chamas (1851-1852), puis de nouveau maire de Miramas (1858-1870). Le 23 août 1834, il a vendu 15 000 francs (avec son frère Eugène François Léger) à la municipalité son immeuble du boulevard de la République qui devient alors la mairie officielle de la commune. Décédé le 16 octobre 1872 à Miramas (domaine de Belleval). Pour plus de détails sur les propriétés de Joseph Stanislas Amphoux de Belleval, se reporter aux articles parus dans les hors-séries n°1 et 2 des Amis du Vieil Istres.

Jean Joseph Michel GIRARD : Ancien maire d’Istres du 11 août 1793 au 21 juillet 1794, il est nommé cette fois maire d’Istres par ordonnance royale le 9 février 1832. Puis, il démissionne le 22 février 1835. Né à Istres le 19 septembre 1777. Notaire de Saint-Mitre-les-Remparts puis d’Istres en 1817 après avoir échangé son étude avec celle du notaire Etienne Sabatier.

Louis GAY : Nommé maire d’Istres par ordonnance royale le 6 mai 1835 et termine son mandant le 25 octobre 1840. Né à Istres le 28 décembre 1792. Pharmacien. Propriétaire entre autres d’une tuilerie à Bayanne.


Quatre anciens maires d’Istres. De gauche à droite : François Jacques Amphoux de Belleval, Denis Auguste Prat, Pierre Antoine Grimaud et
François Joseph Stanislas Amphoux de Belleval.

 


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Louis Jean Joseph Pierre CAPPEAU : Nommé maire par ordonnance du roi Louis Philippe le 1er octobre 1840. Reste maire de la commune jusqu’au 3 décembre 1843. Frère du précédent maire d’Istres Jean Baptiste Pierre Cappeau. Né à Istres le 14 février 1755. Le plus illustre des Cappeau. Chevalier de la Légion d’honneur le 30 avril 1821. Docteur en droit, juge, avocat … Président du tribunal du district de Salon (1790). Conseiller général des Bouches-du-Rhône (de 1808 à 1833). Membre de l’Académie d’Aix (depuis sa fondation en 1808). Président de la Chambre de la Cour royale d’Aix-en-Provence (puis président honoraire en 1836, année de sa retraite). A pris une part prépondérante dans la construction du canal de Boisgelin (dérivé des Alpines), branche d’Istres à la fin du XVIIIe siècle pour irriguer les terres d’Istres, Entressen, Grans, Miramas et Saint-Chamas. Auteur de divers ouvrages (chemins vicinaux, administration des forêts, code rural …). Propriétaire entre autres des domaines de Lavalduc, du Moutonnier et de la Massuguière. Décédé à Aix-en-Provence le 1er mars 1852. Pour plus de détails, se reporter à l’ouvrage de René Giroussens : Les Cappeau.

Jean Joseph Michel GIRARD : Seconde nomination au poste de premier magistrat de la commune d’Istres le 11 novembre 1843. Il occupera cette fonction jusqu’à sa démission le 19 mars 1848 pour des raisons de santé.

Maurice Bienvenu GIRAUD : Il remplace le précédent démissionnaire après avoir été désigné maire d’Istres provisoire par Jean Charles Marie Expilly, délégué du gouvernement de la Seconde République. Puis il est élu officiellement le 3 août 1848. Né à Istres le 15 juin 1804. Négociant, fabricant d’huiles et propriétaire (entre autres d’une partie de l’ancien couvent des Carmes). Maurice Bienvenu Giraud démissionne le 15 mars 1850 suite à des mésententes politiques au sein du conseil municipal. Il retrouve son fauteuil le 30 juin 1850 pour démissionner de nouveau le 12 octobre 1851, las des querelles intestines et du désintéressement de ses partenaires. Joachim Jourdan est élu maire par intérim jusqu’à la dissolution du conseil municipal par le préfet le 24 décembre 1851.

Joseph Roch OLLIVIER : Nommé par le préfet maire intérimaire le 27 décembre 1851 puis officiellement le 26 juillet 1852. Notaire et propriétaire. Né le 16 août 1808 à Auriol. Il démissionne en 1853, une démission probablement liée au changement de régime en France lorsque Louis Napoléon Bonaparte (Président de la Seconde République) se proclame Napoléon III et empereur des Français. Décédé le 13 mars 1890 à Aix-en-Provence.

Louis GAY : Désigné maire d’Istres pour la seconde fois, par décret impérial le 19 janvier 1853 suite à la démission de Joseph Roch Ollivier. Il démissionne lui aussi le 1er janvier 1854.

Jean Jacques PRAT : Nommé maire d’Istres par décret impérial le 1er novembre 1854. Né à Istres le 3 février 1827. Fils du précédent Denis Auguste Prat et petit-fils (par mariage) de Jean Baptiste Pierre Cappeau, tous deux anciens maires d’Istres. Ingénieur, il hérita et dirigea l’usine de produits chimiques de Rassuen. Le boulevard Jean Jacques Prat lui est dédié ainsi qu’à son grand-père qui portait le même prénom. Il démissionne de sa fonction de maire le 31 juillet 1859 suite à un désaccord avec le préfet. Mais c’était une époque où s’opposaient deux clans à Istres dans une lutte sans merci : la Fumado représentant le clan industriel (dirigé par Jean Jacques Prat) et la Plouvino représentant le monde agricole, dirigé par Joseph Dethez, qui est nommé par décret impérial le 21 décembre 1859. Décédé le 16 septembre 1871 à Istres. Pour en savoir plus sur la guerre Plouvino-Fumado : se reporter à l’article de Justin Beaucaire : Une curieuse rivalité vers 1850 : la Plouvino et la Fumado (bulletin n°5, 1982) ainsi qu’à l’article de Luc Fabre : Cercles, clans et sociétés associatives à Istres au XIXe siècle (Bulletin n°39, 2017).

Joseph André DETHEZ : Nommé maire par décret impérial le 21 décembre 1859, Joseph Dethez va vivre ses premières années de maire de façon chaotique, où les élections ont été annulées à plusieurs reprises. Le conflit s’apaisera en 1863 et Joseph Dethez sera de nouveau désigné maire d’Istres par décret impérial le 5 septembre 1865. Mais il démissionne le 10 février 1866 pour raisons familiales. Né à Aix-en-Provence le 11 novembre 1816. Fabricant d’huile et propriétaire terrien. Un long boulevard qui débute à l’avenue Hélène Boucher et se prolonge jusqu’au château des Baumes, lui est dédié. Décédé à Istres le 28 décembre 1869.

François Joseph TOURNON : Nommé maire par décret impérial le 2 juin 1866 mais démis de sa fonction le 13 septembre 1870 suite à la proclamation de la IIIe République. Docteur en médecine. Né à Marseille le 2 mai 1816. Chevalier de la Légion d’honneur par décret du 30 décembre 1890 pour 46 années de services médicaux gratuits donnés à la gendarmerie d’Istres. Une rue près du forum des Carmes porte son nom depuis 1937 (auparavant rue de la Parabière).

Barthélémy Honoré AYMES : Elu maire provisoire par le Conseil … provisoire de la commune le 14 octobre 1870 puis installé officiellement le 11 mai 1871. Il reste dans cette fonction jusqu’au 7 juin 1872, date de sa démission. Mais il reste conseiller municipal. Né à Istres le 24 août 1822. Boulanger, propriétaire. Décédé à Istres le 27 juillet 1898. Une impasse lui est dédiée dans le Vieil Istres.

Joseph Léon CAUVET : Elu maire par vote du conseil municipal le 13 juin 1872 suite à la démission de son prédécesseur. Occupe cette fonction jusqu’au 26 février 1874. Propriétaire. Né à Istres le 11 avril 1809. Décédé célibataire à l’hospice d’Istres le 20 juin 1883.

Louis Mathieu AGUILLON : Nommé maire par décret du Président de la République le 26 février 1874. Termine son mandat le 30 janvier 1878. Tonnelier et propriétaire. Né à Istres le 31 janvier 1818.


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Eugène TERRAS : Conseiller d’arrondissement, nommé maire d’Istres le 21 janvier 1878 par décret du Président de la République. Médecin vétérinaire, il exerce souvent sa profession à Vintimille (Italie), d’où ses absences fréquences lors des conseils municipaux. Sa fonction ne fut effective que 7 mois sur 1 an et demi de mandat. Une fonction qu’il abandonne en septembre 1879. Né à Istres le 6 juin 1842. Décédé dans sa ville natale le 2 février 1904.

Louis Jean Baptiste GAUTHIER : Boulanger puis marchand de grains. Né à Saint-Mitre-les-Remparts le 19 août 1819. Nommé maire par décret du Président de la République le 15 septembre 1879, il est ensuite souvent suppléé par ses adjoints. Aussi, il ne restera dans sa fonction qu’une année et demie et décèdera à Istres le 14 février 1883.

Honoré Guillaume AYMES : Nommé par décret du Président de la République le 4 avril 1881, il occupera cette fonction jusqu’au 10 mai 1884. Honoré Guillaume Aymès fut le dernier maire désigné par le pouvoir politique. Négociant. Né à Istres le 10 janvier 1851. Neveu du précédent maire Barthélémy Honoré Aymès.

Louis Mathieu AGUILLON : Retour de Louis Mathieu Aguillon, proclamé maire d’Istres le 18 mai 1884 par le conseil municipal (dont il est le doyen). Mais, il démissionne le 18 février 1885 pour raisons de santé. Soit neuf mois après son retour. Décédé à Istres le 3 décembre 1893.

Pierre Antoine GRIMAUD : Elu par le conseil municipal le 21 mars 1885 et conserve sa fonction de maire jusqu’au 4 octobre 1894. Instituteur. Né à Salon-de-Provence le 22 octobre 1830. Décédé à Istres le 21 juin 1904.

Auguste Baptiste PHALIPPON : Elu maire d’Istres le 4 octobre 1894 à l’unanimité des 20 conseillers municipaux. Démissionnaire en 1897 suite à un conflit l’opposant à Albert David (futur maire). Suite à l’absence de conseillers municipaux pour l’élection d’un nouveau maire, le conseil municipal est dissous le 30 mars 1897 par le Président de la République. Une délégation spéciale est instaurée provisoirement jusqu’aux élections qui verront le retour d’un ancien maire d’Istres. Né à Martigues le 29 mai 1843. Propriétaire de l’ancienne chapelle Saint-Eloi sur le cours où il habitait et que son prédécesseur Pierre Antoine Grimaud avait racheté en 1888 (avec l’ancien hospice) pour raser l’ensemble (détails dans le hors-série n°2 des Amis du Vieil Istres paru en mars 2020). Décédé à Istres le 25 novembre 1937.

Honoré Guillaume AYMES : Retour d’Honoré Guillaume Aymès au poste de premier magistrat de la commune le 1er juin 1897 (élu par les membres du conseil municipal). Il restera en place jusqu’en mai 1908, date où il perd les élections. Décède célibataire dans sa ville natale le 1er janvier 1919. La traverse reliant la rue de la Pierre du Pebro au boulevard Dethez lui a été dédiée en 1935.

Louis Emile Albert DAVID : Peseur. Juré. Né à Istres le 20 juillet 1864. Conseiller général du canton depuis le 24 décembre 1901. Elu maire d’Istres du 17 mai 1908 au 19 mai 1912. Très bon orateur, charismatique, Louis Emile Albert David voit sa gestion particulière controversée et sa réélection remise en cause par à une campagne de presse virulente à son égard. Il garde l’écharpe jusqu’au 28 octobre 1911, date où il est démis de ses fonctions par Armand Fallieres, Président de la République. Baptistin Aguillon, son premier adjoint le remplace jusqu’aux élections de 1912.

Justin Marie Noël BEAUCAIRE : Elu maire d’Istres le 5 mai 1912. Pharmacien à Istres de 1897 à 1946. Officier d’Académie (1911), de l’Instruction publique (1922) et chevalier du Mérite agricole (1923). Président fondateur de l’Œuvre des Pupilles de l’Ecole Publique, président du groupe éducatif La Vérité (qui prit ensuite le nom de Libre Pensée). Membre fondateur des Amis du Vieil Istres en 1947 et père du docteur René Beaucaire, premier président de cette association qui fonda le premier musée archéologique de la commune. S’est retiré de la vie politique istréenne en décembre 1919 en cédant sa place à l’ancien maire d’Istres Louis Emile Albert David. Né à Marseille le 25 décembre 1871. Décédé à Istres le 28 août 1954.

Cliquer sur le pavé ci-après pour voir le discours de Georges Amar qui rend hommage à Justin Beaucaire :


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Louis Emile Albert DAVID : La Première Guerre mondiale est terminée. Elle a probablement effacé dans les esprits les mésaventures de l’ancien maire d’Istres. Aussi, Louis Emile Albert David a pu haranguer les foules pour signer son retour aux commandes de la commune le 10 décembre 1919. Il mène un grand train de vie et use les finances de la commune par des nombreux déplacements à Paris, pas toujours justifiés. Ses fidèles s’interrogent et Louis Emile Albert David ne fait plus l’unanimité. Suite à ses absences répétées et suite à la démission de ses adjoints, Baptistin Aguillon (qui avait démissionné de son poste d’adjoint le 23 septembre 1921) est chargé d’expédier les affaires courantes à partir du 27 novembre 1921 et cela jusqu’aux prochaines élections.

Pour en savoir plus sur ce maire polémiste, à l’envergure politique indéniable et sur sa gestion particulière qui lui a cependant fait perdre toute crédibilité, se reporter à l’article de René Giroussens : Albert David (1864-1927), un maire d’Istres au parcours controversé (bulletin des Amis du Vieil Istres n°29, 2007).

Jean Etienne FOUQUE : Doyen du conseil municipal depuis 1908. Cultivateur. Propriétaire. Né à Istres le 4 décembre 1842. Décédé dans sa ville natale le 21 septembre 1925. Elu maire d’Istres pendant quelques mois à défaut d’autres candidats (de décembre 1921 jusqu’au 12 mars 1922). Par son âge avancé (79 ans), c’est son adjoint Denis Suveran qui dirigea réellement la commune et les conseils municipaux.


Jean Félix GOUIN : Avocat. Né à Peypin le 4 octobre 1884. Décédé à Nice le 25 octobre 1977. Parti politique : SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière). Grand homme d’Etat aux nombreuses décorations et le plus célèbre maire d’Istres qui resta élu pendant 37 années (de mars 1922 à avril 1959). Souvent suppléé par Célestin Lantelme, son premier adjoint, en raison de ses absences dues à ses mandats politiques. L’avenue qui traverse la ville lui est dédiée depuis 1977.

Pour en savoir plus sur Félix Gouin, se reporter :

  • Articles de René Giroussens paru dans le bulletin n°7 (1985) des Amis du Vieil Istres : Un grand homme d’Etat : Jean-Félix Gouin (1884-1977) et La généalogie istrenque du président Gouin (Voir page Publications/Les bulletins annuels).
  • Article de René Giroussens paru dans le bulletin n°8 (1986) des Amis du Vieil Istres : Le centenaire de la naissance de Félix Gouin.(Voir page Publications/Les bulletins annuels).
  • Article de Luc Fabre paru dans le bulletin n°41 (2019) des Amis du Vieil Istres : Istres pendant la Seconde Guerre mondiale.(Voir page Publications/Les bulletins annuels).
  • Voir l’ouvrage de Gérard Klotz (2008) : Félix Gouin, l’avocat de la démocratie. (détails de cet ouvrage à la page Publications/Autres ouvrages où vous pouvez également retrouver deux livres écrits par Félix Gouin).
  • Sur ce site, voir Félix Gouin à la page Patrimoine/Les Istréens et la Légion d’honneur.
  • Sur ce site, voir Félix Gouin à la page Toponymie/Avenues-boulevards-rues.
  • Sur ce site, voir les mémoires de Félix Gouin, téléchargeables au format PDF depuis la page Publications/Autres ouvrages.

Notons que pendant la Seconde Guerre mondiale, Félix Gouin a été révoqué le 23 juin 1941 par le gouvernement de Vichy. Il a été d’abord remplacé par Clovis AMAR, administrateur des colonies en retraite et né à Istres le 23 novembre 1873. Suite à la démission de Clovis Amar le 7 juin 1943 pour des raisons de santé, le maire (nommé par Vichy) est alors remplacé par son premier adjoint Lucien BEGOU, commandant d’aviation en retraite et né à Gap le 25 juillet 1888. Lucien Begou a ensuite été arrêté le 23 août 1944 par une délégation du CLR (Comité Local de la Résistance). Célestin Lantelme (ex premier adjoint de Félix Gouin) prit alors les commandes provisoires de la municipalité istréenne jusqu’à la réélection officielle de Félix Gouin le 29 juin 1945.


Raymond Christophe FILIPPI : Elu maire d’Istres le 22 mars 1959. Un seul mandat pour cet avocat qui connaissait bien Istres pour avoir été celui de la commune durant plusieurs années et le grand ami de Félix Gouin. Auparavant adjoint au maire d’Aix-en-Provence (délégué à l’Instruction publique) puis élu au Conseil général des Bouches-du-Rhône de 1958 à 1964. Né le 10 mars 1910 à Tox (Corse). Parti politique : SFIO. Décédé le 13 décembre 1976 à Aix-en-Provence. L’avenue qui traverse la ville depuis le rond-point de l’AFPA jusqu’au collège Elie Coutarel, lui est dédiée. Pour plus de détails sur ce maire, se reporter au bulletin n°40 (2018) et à l’article de Luc Fabre : Raymond Filippi (1910-1976) : maire d’Istres de 1959 à 1965.

Marcel CORNILLE : Pharmacien. Né à Puyricard le 6 octobre 1919. Elu maire d’Istres le 28 mars 1965. Parti politique : SFIO. Mais il démissionne à mi-mandat suite à une paralysie empêchant de mener à bien sa fonction. Président de la SSI (Section Sportive Istréenne). Membre fondateur des Amis du Vieil en 1947 (trésorier adjoint au sein du conseil d’administration de notre association). Décédé le 9 mars 1989 à Fontcouverte (Aude) où il s’était retiré.

Guy René ROMELLI : Suite à la démission de Marcel Cornille, son premier adjoint Guy Romelli est élu maire d’Istres le 24 novembre 1968. Parti politique : SFIO. Né à Tiaret (Algérie) le 19 juillet 1931. Industriel qui avait racheté en 1962 la société des Tuileries et Briquèteries de Saint-Jean, au nord de l’étang de l’Olivier. Initiateur du CEC aux Heures Claires. Egalement président de la SSI (Section Sportive Istréenne) mais aussi de l’ANFANOMA (Association Nationale des Français d’Afrique du Nord, d’Outre-Mer et de leurs Amis). Décédé le 27 novembre 2010.


Cinq récents maires d’Istres. De gauche à droite : Guy Romelli (au premier plan) en compagnie de Maurice Gouin, Marcel Cornille, Raymond Filippi et
Nicole Joulia (première femme élue maire d’Istres de 2006 à 2008).

 


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Maurice GOUIN : Elu maire d’Istres le 28 mars 1971. Pharmacien. Né à Fos-sur-Mer le 20 mars 1924. Parti politique : s’est présenté sans étiquette mais considéré du Centre Droit. Premier président et fondateur de l’office du tourisme, premier président et fondateur du SCA (Syndicat Communautaire d’Aménagement Istres-Fos-Miramas), initiateur du comité de jumelage avec Radolfzell, chevalier du Mérite agricole (pour ses actions de protection des forêts). L’école primaire de Trigance, inaugurée le 7 septembre 2019 lui est dédiée. Lors de son élection, Maurice Gouin avait nommé son cousin Félix Gouin, maire honoraire d’Istres. Décédé à Istres le 7 novembre 2013. Pour plus de détails, se reporter à l’article de Luc Fabre paru dans le bulletin n°40 (2018) : Maurice Gouin (1924-2013) : maire d’Istres de 1971 à 1977.

Jacques SIFFRE : Elu maire d’Istres le 20 mars mars 1977. Ophtalmologiste. Né à Foix (Ariège) le 4 avril 1937. Parti politique : PS (Parti Socialiste). Conseiller général des Bouches-du-Rhône. Président du SCA (Syndicat Communautaire d’Aménagement Istres-Fos-Miramas) de 1977 à 1998. Député des Bouches-du-Rhône du 2 avril 1986 au 14 mai 1986. Démis de sa fonction de maire en juin 1998 par une décision du Conseil d’Etat et suite à des problèmes de trésorerie constatés par la Chambre régionale des Comptes. Devient ensuite sénateur des Bouches-du-Rhône du 24 décembre 2004 au 30 septembre 2008.

Bernardin Marius Henri LAUGIER : Doyen du conseil municipal, il est élu maire d’Istres le 2 juillet 1998 et termine le mandat écourté de Jacques Siffre. Né à Istres le 11 février 1921. Parti politique : PS. Ingénieur retraité. Premier adjoint du maire Maurice Gouin (1971-1977), conseiller municipal (1977-1983), puis premier adjoint du maire Jacques Siffre (1993-1998). Conseiller général du canton d’Istres sud (1998-2008). Officier de l’Ordre national du Mérite, officier des Palmes académiques et chevalier de la Légion d’honneur en 2000. Décédé à Istres le 2 novembre 2009. L’esplanade parée des colonnes de Daniel Buren, devant la nouvelle mairie, lui est dédiée depuis son inauguration le 14 décembre 2013.

Antoine François BERNARDINI : Elu maire d’Istres le 25 mars 2001. Né le 4 avril 1953 à Marseille. Parti politique : DVG (Divers Gauche, PS auparavant). Directeur général du SCA de 1979 à 2001. Conseiller général des Bouches-du-Rhône de 1988 à 1998 puis élu président le 27 mars 1998. Premier secrétaire du Parti Socialiste des Bouches-du-Rhône de 1990 à 2000. Député des Bouches-du-Rhône de mai 1992 à avril 1993. Député européen de 1994 à 1999. Également élu conseiller régional PACA en 1995. Il doit quitter son écharpe de maire en novembre 2002 suite à sa condamnation dans l’affaire décrite et liée au maire Jacques Siffre.

Michel CAILLAT : Elu maire d’Istres le 15 novembre 2002. Agent de collectivité territoriale. Né le 18 octobre 1950 à Vaulnaveys-le-Bas (Isère). Parti politique : PS. Démissionne le 3 novembre 2006 suite à des désaccords au sein de sa majorité qui souhaitait le retour de François Bernardini en 2008. Ce qui va provoquer des urnes anticipées et l’élection de la première femme au poste de maire d’Istres.

Nicole Paule JOULIA : Elue maire d’Istres le 12 décembre 2006. Née le 21 mars 1948. Enseignante (professeur d’éducation physique et sportive). Parti politique : DVG. Fondatrice (et ancienne directrice) de la Maison de la Danse au CEC et des sections Coline et Pulsions. Nicole Joulia sera ensuite promue chevalier de la Légion d’honneur le 1er janvier 2015 pour 45 années de service. Cette même année 2015, elle est élue conseillère départementale.

Antoine François BERNARDINI (maire actuel depuis 2008) : Son inéligibilité ayant expirée, François Bernardini est réélu maire d’Istres le 22 mars 2008. Il devient ensuite en 2016 le président du conseil de territoire Istres Ouest Provence (qui remplace le SAN Ouest Provence) et le vice-président de la métropole Aix-Marseille. Depuis 2008, Nicole Joulia est sa première adjointe.


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