Si vous êtes en panne d’idées, les AVI vous proposent un menu spécial fêtes :
– Le cocktail de l’Amitié … bien sûr.
– Le Suprême de Bonne Santé.
– La dinde accompagnée d’un gratin de Prospérité.
– Un plateau de fromages concocté par les Nouveaux Adhérents.
– Et parmi les 13 desserts : n’oubliez pas la bûche des Bonnes Nouvelles
– Le tout arrosé d’un Magnum cuvée Bonheur 2016 … Une Rencontre Historique dans votre verre !

Les Rencontres Historiques 2015


malgré les pluies diluviennes qui ont probablement démotivé la venue de
certains spectateurs supplémentaires.

Centenaire de la ligne du chemin de fer de la Côte Bleue
Cette ligne qui surplombe les calanques de la Côte Bleue a été ouverte en 1915. Cependant, la guerre de 1914-1918 a empêché son inauguration. Mieux vaut tard que jamais … Aussi, cet oubli va être réparé le dimanche 4 octobre 2015 lors de son centenaire.
Les Amis du Vieil Istres (co-organisateurs de la manifestation) vous donnent 2 rendez-vous :
Mercredi 30 septembre 2015, 18h00, CEC Les Heures Claires (Espace 233) :
Conférence par le fils de Louis Roubaud, historien et auteur du livre : Le chemin de fer de la Côte Bleue. Entrée gratuite sans réservation.
Dimanche 4 octobre 2015 : Inauguration de la ligne de chemin de fer Miramas Marseille via la Côte Bleue (centenaire de cette ligne ouverte en 1915). Pour cet événement, une locomotive à vapeur, 4 voitures (wagons) de 80 places chacune et une autre de 30 places (wagon-bar) ont été spécialement commandés. Le train reliera Miramas (départ à 13h30) à Marseille avec quelques escales : une à Martigues (14h30) pour assister au discours de cérémonie du centenaire) et une autre à Marseille (d’une heure environ). Puis retour sur Miramas (prévu vers 20 heures).
Réservation des billets de train (obligatoire) :
Billets en vente (12 euros par personne) à l’Office du Tourisme d’Istres à partir du 1er septembre.



Les Rencontres Historiques 2015
Changement de dernière minute, le conférencier Jean-Marie Triat malade ne pourra se déplacer. Sa conférence est remplacée par celle d’un autre conférencier de talent :
Robert STROZZI : Des plaines de la Crau aux rives de l’Etang de Berre : 250 ans de présence maçonnique.
Cliquez sur le pavé ci-dessous pour connaitre les nouveaux horaires des conférenciers.
RAPPEL : Pour les personnes qui souhaitent venir au repas de midi (restaurant du CEC), inscriptions possibles jusqu’au 26 septembre. Voir le formulaire d’inscription rubrique Agenda / Rencontres Historiques.

La sortie du 30 mai 2015
Une réplique grandeur nature, stupéfiante qui a occasionné des prouesses techniques d’une durée de 3 ans pour reconstituer à l’identique l’originale. La réplique porte désormais l’appellation Caverne du Pont d’Arc mais quatre salles intérieures ont été dénommées salle Brunel (nord et sud) et salle Hilaire (nord et sud). Jean-Marie Chauvet a conservé l’appellation de l’originale. Celle-ci, protégée par un éboulement, a permis la conservation des peintures rupestres et d’autre part la reconstitution de ces chefs-d’œuvre de l’art pariétal : des centaines d’animaux sont représentés (dont une panthère des neiges, unique au monde) ainsi que des mains négatives et positives témoignant de la présence de l’homme des cavernes. Certains sont dessinés au doigt à l’ocre, au charbon de bois d’autres gravés avec des outils.
Cependant, les artistes du paléolithique n’ont pas habité la grotte même si des empreintes de pieds d’enfants y ont été décelées. La grotte était un sanctuaire visité occasionnellement. Les ours étaient en fait les habitants principaux du site. Ils hivernaient et parfois mouraient puisque les fouilles ont livré 4000 ossements d’animaux (dont 2000 d’ours et 200 cranes d’ours) mais aucun d’humain. Les dessins répliqués sont l’œuvre de deux artistes plasticiens réputés : Gilles Tosello et Alain Dalis, des faussaires certes mais dans le meilleur sens du terme et dignes d’admiration.
Après le repas au gite du Domaine des Dames (Vallon Pont d’Arc), la sortie s’est poursuivie à la Bastide de Virac, village tout en pierres abritant un château du XVème siècle : C’est le Château des Roure, perché comme la plupart des forteresses médiévales sur un bel éperon rocheux. Historiquement, ce château fut une place forte sur l’ancienne route du Pont d’Arc et présidait le passage des gorges de l’Ardèche … Un haut lieu des guerres de religion entre catholiques et protestants. Le Comte du Roure, fervent huguenot, fut l’un des grands propriétaires nobles du site durant son histoire et demanda secours au Duc de Rohan en 1628 pour combattre les catholiques. Le duc fut hébergé dans ce château. En 1825, il est vendu à la famille Pradier dont l’un des descendants James Pradier sera un sculpteur renommé (la Fontaine Pradier de Nîmes en 1851, nombreuses statues aux Invalides …).
Lors de la visite commentée, les Amis du Vieil Istres ont pu découvrir les différentes pièces du château : la cour intérieure, la grande salle (ou salle d’armes) ornée d’une cheminée monumentale, les chambres de la comtesse et du Duc de Rohan, des plafonds à la française et des manuscrits anciens de grande valeur. Des escaliers à vis nous ont conduits sur la terrasse qui offre un superbe panorama à 360° sur le village et ses alentours ainsi que par bonne luminosité sur les Cévennes, le Mont Gerbier de Jonc et le Mont Lozère.
Le château des Roure a été classé Monument Historique le 20 mars 1978. Il abrite aujourd’hui une magnanerie et un musée du ver à soie. La magnanerie fut l’une des plus importantes de la région en son époque, représentant toute une économie familiale. Aujourd’hui, l’élevage du ver à soie est toujours actif au sein du domaine où tout a été reconstitué. Ainsi ont pu être observés : le cycle complet de la larve (vers de différents âges, cocons, Bombyx du Murier, muriers) alors que l’atelier de la soie nous a présenté l’industrie du fil et les anciennes machines à tisser, colorer, torsader … Des machines qui fonctionnaient avec la force motrice de l’eau de la rivière.

Conférence de Jean Pane : Naples au siècle des Lumières

En 1759, Carlo est proclamé Roi d’Espagne et son troisième fils, Ferdinand IV de Naples, lui succède jusqu’en 1825. On le surnomme le Re-Nasone (le Roi au gros nez) mais il sera très populaire et hautement apprécié par son peuple puisqu’il n’hésitait pas à vendre lui-même sur les marchés les produits de sa pêche. En 1789, il ouvre une manufacture de soierie à Caserte avec des employés qui vont bénéficier d’un droit à la retraite ! Rare chez un Roi dont l’originalité va se poursuivre au sein de son mariage de raison. En 1768, il s’unit avec Marie Caroline, l’une des filles de l’Impératrice d’Autriche. Ils eurent 18 enfants … (dont Marie Thérèse, future mère de Marie Louise, la seconde épouse de Napoléon). Ferdinand poursuit l’œuvre artistique de son père, les universités se modernisent, la musique rayonne, Fragonard et le Marquis de Sade n’hésitent pas à se déplacer pour visiter la ville la plus réputée d’Europe.
La France révolutionnaire était devenue pour la Reine de Naples Marie Caroline un ennemi irréductible qui avait décapité sa sœur, Marie Antoinette. Aussi la proclamation de la République française est peu appréciée au pied du Vésuve. En 1798, la République de Rome ouvre les yeux et les troupes françaises mettent en fuite la famille royale napolitaine. Elle se réfugie en Sicile. Le général français Championnet proclame alors la République Parthénopéenne. Une République éphémère qui ne durera que quelques mois jusqu’au retrait (presque) complet de l’armée française. En juin 1799, Ferdinand peut alors rentrer chez lui. Un retour triomphal à Naples où il retrouve son Royaume et son peuple qui l’aime tant. Mais tous ceux qui ont pris parti pour la République vont cependant être traqués et exécutés sans pitié.
L’image de Naples est aujourd’hui faussée par la Camorra et le chômage. Mais comme le soulignait Jean Pane, l’ancienne capitale de l’Europe au siècle des Lumières a su recenser dans ses musées et ses palais la richesse incomparable de son patrimoine issu du siècle des Lumières.

conférencier Jean Pane.

Sortie au Musée Raimu à Marignane
Anciennement installé à Cogolin, ce musée a ouvert ses portes le 18 septembre 2014 dans l’ancienne villa bourgeoise de Marius Martin, cuisinier du Tsar Nicolas II. Un projet né d’une double volonté : celle d’Eric Le Dissès, conseiller général, maire de Marignane et d’Isabelle Nohain-Raimu, petite fille de l’acteur et de l’animateur Jean Nohain.
Isabelle Nohain-Raimu nous attendait pour nous présenter l’histoire du musée et de sa double ascendance aux noms célèbres. Puis place exclusive à son grand-père : Jules Muraire né le 18 décembre 1883 à Toulon, soit 131 ans avant l’ouverture du musée. A partir de 1910, il choisit d’inverser les deux premières syllabes de son nom et devient Raimu pour le grand public. La chanteuse française Esther Lekain lui avoue alors : Raimu, c’est un nom qui n’accroche pas, ça ne marchera jamais … Et pourtant, l’acteur qui galérait dans le music-hall amateur, est à l’aube d’une immense carrière qui va s’envoler avec la rencontre de son ami Marcel Pagnol. Les Amis du Vieil Istres ont pu ensuite visionner dans une salle de cinéma de 50 places, un film sur cet acteur hors normes, élaboré à l’aide de nombreux documents par des élèves de 14 à 16 ans.

Le musée s’étend sur deux niveaux. Il est composé de pièces et documents (tous originaux) retraçant sa vie au théâtre, au cinéma ainsi que dans son cadre familial et privé. Y figurent plus de 800 photos ainsi que des affiches, manuscrits, correspondances, contrats, vêtements, décorations, mobilier et autres objets personnels. Des anecdotes également. Citons en trois : Raimu refusa que sa charmante épouse, Honorine Metayer, au look de star, joue devant une caméra … Il n’y aura qu’un seul couillon à faire du cinéma dans la famille disait-il ! La Femme du Boulanger, l’un de ses films les plus célèbres, resta projeté en VO durant 7 années dans une salle de New-York. Une performance record qui lui vaudra en 1940, le prix américain de meilleur acteur de l’année. Un prix qu’il n’a jamais pu recevoir en mains propres à cause de ses phobies du bateau et de l’avion. Enfin, 3ème anecdote : Raimu refusa le rôle de Panisse dans la trilogie de Pagnol. Il imposa celui de César et demanda à l’écrivain aubagnais de l’étoffer. C’était d’ailleurs souvent Raimu qui mettait en scène certains passages, changeant le projet et les textes de Pagnol qui lui confia ensuite : Jules, tu es un génie !

Le 20 septembre 1946, Raimu entre à l’hôpital de Neuilly-sur-Seine pour une banale opération d’hémorroïdes. Allergique au chloroforme, il ne rouvrira plus les yeux après l’anesthésie. Un Monstre Sacré du cinéma français et sociétaire de la Comédie Française venait de disparaitre. Orson Welles le considérait comme le plus grand acteur ayant jamais vécu.

Compte Rendu AG mars 2015
Le président a ensuite présenté les activités de l’année en cours et le budget prévisionnel pour 2015. Afin de prévoir l’avenir, la cotisation passera l’année prochaine de 16 à 18 euros. Après de longues années de bons et loyaux services rendus à notre association, Jean-Pierre et Paulette Bonnet se retirent du Conseil d’administration tout comme Christian Giroussens, le spécialiste du bulletin annuel. Ils restent adhérents et seront ultérieurement remplacés. L’ordre du jour dans sa totalité a été approuvé sans vote contre ou abstention.
A noter également que nos voisins (les Amis du Vieux Saint-Chamas), nous proposent une journée particulière dans leur ville avec les visites du Pont Flavien, des maisons troglodytes, du musée et de la poudrerie. Une journée spéciale en préparation.
Le bulletin n°37 a été présenté (voir publications) et remis à tous les adhérents présents ou représentés. Enfin, avant le vin d’honneur, Le maire Mr François Bernardini nous a félicité et demandé de poursuivre dans cette voie tout en mettant l’accent sur deux ouvrages istréens (voir rubriques Publications / autres ouvrages) auxquels les AVI ont participé : Une randonnée autour de l’étang de l’Olivier et Istres le temps de la guerre (1914-1918).


Sortie au Musée d’Histoire de Marseille, samedi 14 mars 2015
Ce superbe musée offre des parcours d’expérimentation (destinés aux enfants), des espaces d’expositions temporaires, des ateliers, un auditorium de 200 places, un centre de documentation, une boutique et bien sûr des collections parmi les plus anciennes de France : épaves, ancres en pierre, monnaies anciennes, outils de marine, pièces d’accastillage, maquettes, amphores, céramiques, bracelets, sculptures, stèles funéraires, nécropoles, tombeaux taillés dans la pierre (avec une tombe contenant un chrétien momifié … unique en France) et des tableaux de grande valeur…



Le guide n’a pas oublié de nous rappeler les grandes phases historiques de Massalia (époque grecque), de Massilia (époque romaine) puis de Marseille avec le Moyen Age, les fortifications, Vauban, Louis XIV, la peste de 1720 et la période révolutionnaire.
Puis dans un Marseille plus récent, c’était alors l’histoire du port, du commerce et de l’industrie :
– Les fabriques (les pâtes avec les usines Panzani, Rivoire et Carré, le vermouth Noilly Prat, les tuileries de Saint Henri et les manufactures du célèbre savon de Marseille).
– Le Pont Transbordeur.
– Le cinéma de Pagnol.
– La seconde guerre mondiale (avec le drapeau blanc original de la reddition allemande en août 1944)
– Et ainsi de suite jusqu’en 2013 où Marseille est devenue une cité aussi singulière que plurielle.
Une visite chargée en histoire et composée de 13 séquences chronologiques, s’étendant du paléolithique jusqu’au XXIème siècle. Chacune de ces séquences se déploie autour d’un objet phare et emblématique de la ville. Outre les pièces de collection, elles sont agrémentées d’écrans interactifs … des outils multimédias qui humanisent le musée en le rendant accessible à tous publics. Ainsi, les progrès de l’informatique permettent aux archéologues et aux historiens d’apporter un plus à la visite en s’adressant directement aux visiteurs.
Accéder au site internet du musée et aux détails des 13 séquences historiques de Marseille.


Conférence Robert Strozzi mercredi 11 mars 2015
La construction du canal de Suez et l’industrie française en pleine expansion ont impliqué la création d’une ligne de chemin de fer Paris-Marseille sous la houlette de l’ingénieur français Paulin Talabot. Le choix de la gare marseillaise se porte alors sur la butte Saint Charles, à 53 mètres d’altitude afin que le départ des locomotives (peu performantes à l’époque) soit facilité. La gare est inaugurée le 8 janvier 1848. Dès le lendemain, un train de 600 personnes et tracté par deux locomotives, effectue un voyage aller-retour jusqu’à la gare d’Arles. Un transport révolutionnaire pour l’époque, deux fois plus rapide que les diligences et pouvant accueillir un nombre nettement plus important de passagers. Le site a ensuite évolué. Ainsi, on note en 1866 l’aménagement de salons dans la gare en l’honneur de l’impératrice Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III. L’escalier monumental (classé Monument Historique en 1964) est d’abord inauguré en 1925 puis en 1927 en présence du président de la République Gaston Doumergue. Ce chef d’oeuvre orné de statues et de pylônes, a fait l’objet de l’achat et de la destruction d’un ancien séminaire en 1908. La gare Saint Charles n’a ensuite cessé de se moderniser et d’être restaurée, notamment après la seconde guerre mondiale suite au bombardement allié du 27 mai 1944. Le 1er TGV entra à Saint Charles le 17 mai 1982 puis ce sera la naissance du projet Euroméditerranée afin que Marseille redevienne la capitale maritime du sud-est.
Robert n’a pas omis de nous raconter d’autres faits historiques que le site a pu connaitre comme le cimetière paroissial (Université de Provence aujourd’hui) qui deviendra civil au début du XIXème siècle pour fermer ses portes en 1876. Un cimetière où s’approcha au début des années 1900 une manufacture de tabac. Le site a également connu un foyer recevant des filles-mères, le lycée Victor Hugo et malheureusement l’attentat du terroriste Carlos le 31 décembre 1983 dans la gare Saint Charles.





