Le programme des activités 2022

Le programme des activités pour l’année 2022 est en partie finalisé … Le prix et l’heure de RDV des sorties vous seront communiqués ultérieurement. Voici cependant un résumé des principaux rendez-vous … en espérant que la crise sanitaire ne vienne pas les perturber :

Pour tous ces rendez-vous : masque et pass sanitaire obligatoires.

1. Trois sorties sont prévues :
Samedi 12 mars 2022, après-midi. Après-midi : visite du musée de la Légion à Aubagne.
Prix : 15 euros.
Départ du car : 13 heures, esplanade Bernardin Laugier.
Réservation avant le 5 mars.

Samedi 2 avril 2022, journée complète. Le matin : visite du musée du Désert à Mialet (Gard). Après le repas de midi, : visite du musée du Scribe à Saint-Christol-lez-Ales (Gard)
Prix : 35 euros.
Départ du car : 07h30, esplanade Bernardin Laugier.
Réservation avant le 27 mars.

Samedi 21 mai 2022, journée complète à Montélimar. Le matin : visite d’une fabrique de nougats. Après le repas : visite du musée européen de l’aviation de chasse.
Prix : 45 euros.
Départ du car : 07h00, esplanade Bernardin Laugier.
Réservation avant le 14 mai.

Réservation des sorties :
Chèque à l’ordre des Amis du Vieil Istres et à envoyer à :
Les Amis du Vieil Istres, boulevard de la République (ancienne mairie), 13800 Istres.
ou à :
Huguette Giroussens, 40 Avenue Marcel Roustan. 13800 Istres.
Pour tout autre renseignement, tel : 06 23 98 17 85 ou 04 42 55 12 91.

2. L’assemblée générale :
Elle est fixée au samedi 26 mars 2021, à 10h00 au Pavillon de Grignan avec la remise du bulletin n° 44.

3. Cinq conférences sont prévues (auditorium André Noël, nouvelle mairie) :

– Jeudi 20 janvier 2022, 18h00 : Proxénétisme et Grand Banditisme au XVème siècle par Robert Strozzi, membre du bureau des AVI.
– Jeudi 24 février 2022, 18h00 : César de Nostradamus, historien de Provence, 1553-1631 par Clément Moynault, Président d’Histoire et Traditions Gransoises.
– Jeudi 31 mars 2022, 18h00 : Se mobiliser pour une jeunesse en marge de la République par Bernard Ravet, ancien principal de collège.

– 7 avril 2022, 18h00 : Le Parlement de Provence au XVIIIe siècle face au roi absolu et aux Lumières par Christian Bruschi, professeur émérite d’histoire du droit et des institutions à l’UAM.

– 28 avril 2022, 18h00 : Machiavel par Bernard Mille, vice-président de l’Académie d’Aix en Provence.

4. Les Rencontres Historiques :
La date est fixée au samedi 1er octobre 2022 à 9h00. 4 communications historiques sont prévues (2 le matin et 2 l’après-midi). Le repas sera pris sur place (et toujours sur réservation). Le programme détaillé des RH vous sera communiqué vers le début de l’été. Elles se dérouleront toujours au CEC, Espace 233.

Pour plus de détails :

Accès direct à la page des conférences.

Accès direct à la page des sorties.

Accès direct à la page des Rencontres Historiques.

Accès direct à la page de l’Assemblée Générale.

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Les cigognes de la Poudrerie de Saint-Chamas

Jeudi 25 novembre 2021, à l’auditorium André Noël, un large public a bu sans compter les paroles d’un passionné d’ornithologie : Jacques Lemaire, membre de la LPO et ancien président des Amis du Vieux Saint-Chamas. Sa conférence portait sur le thème : Les cigognes de la poudrerie de Saint-Chamas.

Jacques Lemaire nous a d’abord présenté la cigogne blanche (Ciconia ciconia) chargée de symboles et facilement reconnaissable grâce à son long bec rouge, ses pattes rouges et ses rémiges noires. Un oiseau qui vit dans le secteur où il y a une présence humaine et que l’on connait dans la région depuis l’époque de la décharge d’Entressen qui fut l’un de ses restaurants favoris (118 cigognes blanches ont été comptabilisées à Entressen en 2006 sans nicher).

En 1972, il ne restait pourtant que 12 couples en France. Mais les travaux d’Albert Schierer (1927-2014) ont permis de retrouver une population remarquable de cigognes blanches dans l’hexagone. Ainsi, 3 400 couples (150 000 en Europe) et 4 500 cigogneaux ont été comptabilisés en France en 2021, des chiffres résultant des efforts du défunt ornithologue et de la LPO depuis une cinquantaine d’années.

Jacques Lemaire pendant sa conférence.

 

A Saint-Chamas, le site classé de l’ancienne poudrerie (120 hectares) représente une zone naturelle et humide exceptionnelle, devenue un hôtel restaurant de premier choix pour de nombreuses espèces dont les cigognes blanches.

Le premier couple nicheur sur les arbres de la poudrerie a été découvert le 6 juin 2006 : le male de ce jeune couple de 3 ans était bagué. Il provenait du parc ornithologique de Dombes (Ain) alors que la femelle avait effectué un déplacement plus court puisqu’elle avait été baguée dans son enfance aux marais du Vigueirat, au sud d’Arles

Jacques Lemaire a illustré sa conférence par de nombreuses images. Il nous a rapporté tous les détails de l’espèce ainsi que ceux de ses recherches et relevés sur les couples nicheurs de la poudrerie de Saint-Chamas. Depuis 2006, 22 couples ont construit leur nid sur les arbres du site, engendrant 53 naissances avec quelques pertes naturelles (seuls 45 cigogneaux ont réussi à prendre leur envol). Trois couples nicheurs et un malheureux célibataire ont été relevés en 2021. Les nouveaux construisent leur nid mais les couples anciens, souvent fidèles, reviennent nicher assez tôt afin que leur nid ne soit pas squatté par des individus paresseux. Jacques Lemaire a également relevé que le premier envol des cigogneaux s’effectuait durant le mois de juillet et qu’ils partaient entre le 15 août et le mois d’octobre.

Jacques Lemaire remercié par Claude Teissier, membre du bureau des Amis du Vieil Istres.

 

Prochaine conférence : Jeudi 16 décembre 2021, 18h00 à l’auditorium André Noël : L’épopée de la morue de Terre Neuve à Port-de-Bouc par Joseph Ros.
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Conférence du 25 novembre 2021

Après les Rencontres Historiques du samedi 2 octobre, les Amis du Vieil Istres vous donne RDV pour une nouvelle conférence le jeudi 25 novembre 2021 à 18h00 :

Quand passent les cigognes (ou les cigognes de la poudrerie de Saint-Chamas) par Jacques Lemaire, ancien président des Amis du Vieux Saint-Chamas.

Le lieu de cette conférence vous sera dévoilé dès qu’il sera officialisé.

L’assemblée générale 2021

Le gouvernement ayant relâché les contraintes liées à la crise sanitaire, les Amis du Vieil Istres ont pu tenir leur assemblée générale le mercredi 30 juin 2021à 15h00, à l’auditorium André Noël. Une AG cependant restée sous l’égide de la sécurité (distanciation, port du masque …).

Les présents et les bons pour pouvoir ont permis d’atteindre le quorum nécessaire pour débuter la séance et présenter d’abord les adhérents disparus en début d’année 2021: Fanny Arbousset, 105 ans, doyenne des Istréens et Rémi Balzano, 92 ans et auteur d’ouvrages sur l’histoire d’Istres.

L’assemblée générale s’est ensuite déroulée sans accroc avec la lecture du PV de l’AG du 16 octobre 2020 (par le secrétaire Michel Yssert) et la présentation des comptes 2020 (par la trésorière Claude Teissier), approuvés auparavant par les commissaires délégués à cet effet.

Les adhérents présents, masqués et sur des sièges espacés.

 

Claude Herrera a ensuite rappelé qu’à la suite de la pandémie du coronavirus, les sorties et les conférences ont été annulées pour la seconde année consécutive. Les Rencontres Historiques sont cependant maintenues. Elles se tiendront le samedi 2 octobre 2021 à l’Espace 233 (CEC). Quatre intervenants sont prévus et l’inscription au repas de midi reste obligatoire. Mais une annonce ultérieure paraitra sur ce site en temps opportun pour tous les détails.

Puis, ce fut l’incontournable présentation du sommaire du bulletin n°43 : neuf articles dont cinq sur Istres occupent les 253 pages avec une partie couleurs (nouveauté). Vous pouvez retrouver le sommaire en détails à la page des bulletins.

Claude Herrera, président des Amis du Vieil Istres, présente le bulletin n°43 qui a été gracieusement remis aux adhérents présents en fin d’assemblée.

 

Les sorties annulées en 2020 et 2021 seront reconduites en 2022 si la crise sanitaire ne fait pas un nouveau caprice. Une conférence est (sous réserves) prévue en novembre 2021. Vous serez prévenus en temps utile …

L’assemblée générale du 16 octobre 2020

Après deux reports (samedi 28 mars 2020 et jeudi 24 septembre 2020), les Amis du Vieil Istres ont pu enfin tenir leur assemblée générale vendredi 16 octobre 2020 à 10h00 à l’espace 233 du CEC les Heures Claires (le pavillon de Grignan étant limité à 40 participants contraints à la distanciation). Une AG particulière placée, comme les Rencontres Historiques, sous l’égide du coronavirus qui a imposé des règles sanitaires strictes.

Les présents et les bons pour pouvoir ont permis d’atteindre le quorum nécessaire pour débuter la séance. René Giroussens a lancé les débats en annonçant aux plus grands regrets de tous, les décès survenus l’année 2019.

L’assemblée générale s’est ensuite déroulée sans accroc avec la lecture du PV de l’AG du 23 mars 2019, le rappel des activités 2019 (par le secrétaire Michel Yssert) et la présentation des comptes 2019 (par la trésorière Claude Teissier), approuvés par les commissaires délégués à cet effet.

Jacques Vanden Driessche (dit VDD) présente les résultats de son audit
sur le bilan comptable de l’année 2019.

 

Claude Herrera a ensuite rappelé que, suite à la pandémie du coronavirus, trois sorties et une conférence ont dû être annulé. Les activités pour l’année 2021 feront l’objet de décisions lors des prochaines réunions du Conseil d’administration et qui dépendront des mesures sanitaires. Puis, ce fut l’incontournable présentation du sommaire du bulletin n°42 ainsi que les sommaires des deux nouveaux hors-séries des Amis du Vieil Istres : Les acquisitions de la municipalité istréenne et du SAN et Les 50 ans du CEC .

Malgré les masques, on reconnait de gauche à droite : René Giroussens (président d’honneur), Nicole Joulia (première adjointe), Claude Herrera (président), Michel Yssert (secrétaire) et Claude Teissier (trésorière).

 

Une partie du public également masqué et espacé.

 

Après les interventions Nicole Joulia, première adjointe et les réponses aux questions posées par les adhérents, le bulletin n°42 et les deux hors-séries ont été gracieusement remis aux adhérents présents alors que, règles sanitaires obligent, l’apéritif traditionnel n’a pu être servi.

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Les Rencontres Historiques 2020

Samedi 3 octobre 2020, à l’espace 233 (CEC), se sont déroulées les 28e Rencontres Historiques de la ville d’Istres, organisées par les Amis du Vieil Istres. Des Rencontres malheureusement placées sous l’égide du coronavirus qui a imposé des règles strictes d’hygiène (masque, gel hydroalcoolique, distanciation …).

Après l’accueil du public en présence de Nicole Joulia, première adjointe, Christian GIROUSSENS, ingénieur et adhérent des AVI, a ouvert les débats sur le thème : Troubles à Istres sous le Directoire . En effet, l’interprétation d’une curieuse inscription incomplète sur le Portail d’Arles : ( Tous les citoyens habitans la même … ) a fait plonger Istres dans une période trouble et assez méconnue, celle du Directoire (1795-1799). Inspiré d’une loi de 1795, ce texte tronqué avait pour objet de rendre la commune et ses habitants financièrement responsables des dommages causés aux personnes et aux biens. Un trouble qui dura plusieurs années avant de se normaliser avec l’arrivée au pouvoir de Napoléon Bonaparte.

De gauche à droite : les quatre conférenciers Jean Chausserie-Laprée, Nicole Bonsignori, Christian Giroussens et Robert Strozzi suivis de René Giroussens (président d’honneur)
et de Claude Herrera (président des AVI).

 

Membre du bureau des Amis du Vieil Istres, Robert STROZZI a enchainé sur le thème : Exodus 47 : l’histoire fait escale à Port-de-Bouc. Robert nous a relaté l’histoire du navire dénommé Exodus 47) parti en juillet 1947 de Sète vers la Palestine avec à son bord plus de 4 500 émigrants juifs, rescapés des Camps de la Mort. Un navire arraisonné au large de Haïfa par les Anglais qui ont déclaré illégaux tous les passagers. Ceux-ci ont été immédiatement débarqués et répartis sur trois Liberty ships de la Royal Navy. Ces trois navires ont été alors renvoyés en France pour se présenter, le 29 juillet 1947, en rade de Port-de-Bouc. Malgré les menaces d’officiers britanniques nerveux et brutaux, les prisonniers de ces bateaux-cages ont refusé de débarquer. Rapidement, l’opinion publique internationale apprit les conditions de vie épouvantables, à bord de ces navires. Robert nous a alors décrit le vaste élan de solidarité venu en aide à ces 4 500 personnes enfermées et ballottées dans les cales de ces cargos-prisons. Un élan de solidarité dû à la population de Port-de-Bouc et des communes voisines, des autorités locales, des pouvoirs publics et qui dépassera ensuite les frontières nationales.

Repas de midi (pour ceux qui avaient réservé) au restaurant La Terrasse (CEC).

 

Après le repas de midi, Nicole BONSIGNORI , pharmacienne de profession mais historienne de cœur, a inauguré l’après-midi avec une conférence titrée : La folle équipée de la Duchesse de Berry sur notre côte provençale. La duchesse qui souhaitait installer son fils sous le nom d’Henri V sur le trône de France, a vécu une équipée extravagante qui fut à deux doigts de réussir. Cette passionnante épopée s’est déroulée en majeure partie sur notre Côte Bleue voisine et dans les villages l’environnant. Une conférence qui a permis de nous faire découvrir l’extraordinaire personnalité de la duchesse de Berry (née Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, 1798-1870) : une femme courageuse, dotée d’une volonté hors du commun, souvent oubliée dans les livres d’histoire.

Nicole Bonsignori pendant sa conférence sur la duchesse de Berry.

 

Jean CHAUSSERIE-LAPREE, chef du service Archéologie de la ville de Martigues, nous a ensuite présenté la 4ème et dernière conférence des Rencontres Historiques 2020 : A l’origine de Marseille, l’oppidum gaulois de Saint Blaise, découvertes et approches récentes . Cette conférence portait sur les travaux récemment entrepris sur l’oppidum de Saint-Blaise. Des travaux qui ont mis en évidence et confirmé l’importance et l’ancienneté de l’occupation de cette agglomération protohistorique provençale au cours du premier âge du Fer et en particulier dans les décennies qui ont précédé et accompagné la fondation de Marseille en 600 avant JC. Soit une double enquête historiographique et iconographique : la première portant sur la nature de l’occupation de Saint-Blaise dans l’Antiquité et la seconde sur la longue quête du site de la première rencontre entre Grecs et Gaulois avant la fondation de Marseille.

Jean Chausserie-Laprée pendant sa conférence, face à un public réparti
sur des sièges espacés.

 

La Covid-19 nous a privé du convivial vin d’honneur qui clôture traditionnellement les Rencontres Historiques. Mais vous pourrez retrouver plus en détails ces quatre conférences dans des articles qui paraitront dans le prochain bulletin des Amis du Vieil Istres (n°43, 2021).

Prochain RDV : l’assemblée générale vendredi 16 octobre à 10h00 à l’Espace 233 (CEC).

L’assemblée générale des AVI 2020

La pandémie de la Covid-19 avait impliqué en mars l’annulation des activités des Amis du Vieil Istres et le report de l’Assemblée générale.

L’assemblée générale (initialement prévue le samedi 28 mars puis le jeudi 24 septembre) est désormais fixée au vendredi 16 octobre 2020 à 10h00 à l’Espace 233 (CEC) avec la remise (aux adhérents à jour de leur cotisation) du bulletin n° 42 et de deux nouveaux hors-séries.

ATTENTION : Pour ce RDV, apportez votre masque personnel (obligatoire). Du gel hydroalcoolique sera à disposition à l’entrée de l’Espace 233 où les participants seront installés sur des fauteuils séparés.

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La conférence de Pascal Jacques

Jeudi 23 février, à l’auditorium André Noël, un large public a bu sans compter les paroles d’un passionné d’aéronautique : Pascal Jacques. Sa conférence (la seconde organisée en 2020 par les Amis du Vieil Istres), portait sur le thème : La présence de la NASA sur la base d’Istres dans le cadre de l’atterrissage d’urgence de la navette spatiale américaine.

Membre du Conservatoire du Patrimoine Aéronautique Istréen, Pascal Jacques nous a d’abord présenté l’histoire de la navette spatiale américaine depuis sa création et son premier vol (avril 1981) jusqu’à son dernier tir (juillet 2011), la NASA ayant suspendu son programme spatial pour des raisons économiques. Durant cette période, la NASA a effectué 135 tirs de navette (satellites, station MIR …), un tir coutant environ 135 millions de dollars mais moins cher que les fusées. D’un poids à vide de 67 tonnes et d’une hauteur de 17 mètres sur 23 mètres de long, la navette (avec ses 7 astronautes) devait atteindre la vitesse de 27 000 kms/h pour être mise en orbite, soit environ 8 minutes après son décollage.

Pascal Jacques pendant sa conférence.

 

En cas de problèmes après environ 2’30 de vol, la navette ne pouvait plus faire demi-tour et regagner sa base de lancement à Cap Canaveral, attenante au centre spatial JF Kennedy en Floride. Il fallait alors la rerouter vers une base. Celle d’Istres avait été choisie pour sa position géographique, sa météo favorable et surtout pour sa piste d’atterrissage de 5 kms, la plus longue d’Europe. Cela ne s’est jamais produit mais la navette aurait atterri à Istres par le nord environ ½ heure après son départ, cela avec une zone d’exclusion aérienne de 35 kms autour de la base. En théorie, la navette serait « tombée » d’abord en spirale, comme une feuille morte puis, tout en planant, guidée automatiquement à partir de 3 500 mètres sur deux pentes étudiées et inclinées à 19° puis à 1,5°.

Lors du lancement d’une navette, des ingénieurs et des techniciens étaient présents sur la base d’Istres pour pallier un éventuel atterrissage. En cas de crash sur la piste, les pompiers militaires istréens étaient également en alerte. Ils avaient au préalable reçu une formation spécifique de sauvetage et d’intervention sur le site même de la NASA en Floride. Notons que la navette aurait atterri à une vitesse de 380 kms/h (200 kms/h pour un avion de chasse).

Pascal Jacques a illustré sa conférences par de nombreuses photos et vidéos :

  • Le site d’assemblage de la navette, sa mise délicate en position verticale et son transport jusqu’à la base de lancement.
  • L’impressionnant décollage de la navette accolée à de lourds réservoirs de carburants provoquant la poussée verticale.
  • L’entrainement et la formation des pompiers devant intervenir après un crash.
  • La récupération de la navette, son transport sur le dos d’un Boeing 747.
  • Et bien sûr, la désintégration de la navette Challenger le 28 janvier 1986, 73 secondes après son lancement, un accident dû à la défaillance d’un joint d’étanchéité.
Pascal Jacques remercié par Pierre Fontaine, membre du bureau des Amis du Vieil Istres.

 

Prochaine conférence : Jeudi 26 mars 2020, 18h00 à l’auditorium André Noël : L’épopée de la morue de Terre Neuve à Port-de-Bouc par Joseph Ros.
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La sortie au musée de la Filaventure

Samedi 8 février 2020, 36 Amis du Vieil Istres étaient présents à l’arrêt de bus de l’esplanade Bernardin Laugier pour se rendre à l’Isle-sur-la-Sorgue et visiter le musée de la Filaventure, côtoyant l’usine Brun de Vian-Tiran qui produit des lainages de prestige.

L’histoire de cette manufacture a débuté en 1808. Cette année-là, Charles Tiran et son gendre Laurent Vian créent l’entreprise Vian-Tiran à partir d’un simple moulin à foulon. En 1858, Casimir Jassot épouse Pélagie Vian (fille de Laurent) et réalise les premiers aménagements hydrauliques avec des foulons plus puissants. Puis en 1879, Marie Jassot (fille de Casimir) se marie avec Emile Brun. L’époux reprend la manufacture qu’il dénomme Brun de Vian-Tiran. Il y installe les premières machines à filer.

 

Photo souvenir devant l’entrée du musée.

 

Au début du XXe siècle, les frères Jean et Emile Brun (fils du précédent Emile) débutent l’automatisation de l’usine. Celle-ci intègre alors les grandes étapes de la fabrication (filature, tissage, grattage aux chardons …). En 1932, Louis Brun (fils du précédent Jean) reprend à 17 ans la manufacture. Puis il lancera en 1962 les premières couvertures tout en se spécialisant dans les fibres nobles. Son fils, Pierre Brun lui succède et les développe à partir de lainages de chèvres cachemire, angora (mohair) et cashgora (croisement entre les chèvres cachemire et angora), chameaux, alpagas, lamas, yaks, yangirs (bouquetins) et bien sûr du célèbre mouton Merinos d’Arles qui offre la laine la plus fine d’Europe.

 

Pendant la visite.

 

Le musée de la Filaventure retrace la fabuleuse histoire de cette manufacture et de la laine, spécialité de l’Isle-sur-la-Sorgue depuis l’époque romaine jusqu’à aujourd’hui. Aux prix de transformations délicates des matières premières, le savoir-faire Brun de Vian-Tiran permet d’acheminer à la boutique du musée, des produits finis d’exception. Ils proviennent des laines les plus rares et les plus nobles, toutes importées des quatre coins du monde. L’esprit créatif est également présent d’autant plus que les propriétaires ont conclu en 2016 un partenariat d’excellence avec diverses écoles (ENA, Beaux-Arts …) pour la recherche de nouveaux designs.

Cliquez sur le pavé ci-dessous pour en savoir plus sur le musée de la Filaventure :

Prochaine sortie : Samedi 21 mars 2020, après-midi. Visite du musée de la Légion étrangère à Aubagne.

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La conférence de Robert Strozzi

Jeudi 23 janvier, Robert Strozzi, membre du conseil d’administration de notre association, a inauguré à l’auditorium André Noël, le cycle des conférences proposées pour l’année 2020 par les Amis du Vieil Istres : Esclaves chrétiens, l’or blanc des pirates barbaresques en Méditerranée.

Du IXe jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, les pirates barbaresques (terme désignant au Moyen Age les pays d’Afrique du Nord situés à l’Ouest de l’Egypte) ont fait régner la terreur dans le bassin occidental méditerranéen. Robert nous a livré de nombreux exemples. En voici deux. D’abord en 858 avec le pillage de Marseille par les Sarrasins qui emmenèrent de nombreux captifs destinés à l’esclavage. Des Sarrasins qui attendaient aussi de leur capture une forte rançon comme celle de Rotland, évêque d’Arles, enlevé en 869. Le second exemple date du début du XIVe siècle, lorsque les pêcheurs martégaux se rebellèrent en attaquant une galiote pirate et pendirent tout l’équipage. Ceci afin d’intimider leur chef Baldazare Spinola (renégat chassé de Monaco par les Grimaldi) qui multipliait les raids sur notre région depuis le fort de Brégançon où il s’était installé.

Les actes de piraterie se sont ainsi succédés, sans trêve, en mer. Mais aussi sur terre (Martigues, Marseille, Camargue, Cassis, La Ciotat, Salins d’Hyères, Bormes, Saint-Tropez, Antibes …). Sur terre, les attaques s’effectuaient de nuit ou de jour en arborant le pavillon rescate (mot d’origine espagnole signifiant troquer). Le navire pouvait ainsi accoster en vue d’une tractation commerciale alors qu’il masquait en fait un raid bien préparé. Hommes et femmes étaient alors faits prisonniers puis emmenés dans les bagnes et autres harems du Maghreb et de l’Empire Ottoman. Certains hommes ont été châtrés pour devenir les fameux eunuques.

Robert Strozzi pendant sa conférence, assisté par Yolande Issert.

 

Durant des siècles, les pirates barbaresques se sont donc adonnés à la pêche aux esclaves blancs en Méditerranée. Bien entendu, ces prises humaines ont nui au développement du négoce et de la pêche alors que les rançons élevées provoquaient la ruine et la décomposition du tissu social. Citons une personne célèbre enlevée en 1575 : Miguel Cervantès (futur auteur de Don Quichotte) détenu ensuite pendant cinq ans à Alger. Dans la capitale algérienne étaient recensés en 1620 environ 35 000 esclaves chrétiens. Cette population européenne a conforté la puissance d’Alger par une main d’œuvre gratuite pour tous les durs travaux du pays.

René d’Anjou, comte de Provence et surnomme le Bon Roi René, ainsi que de nombreux organismes religieux et laïques se sont dévoués pour négocier et racheter (le plus possible) ces esclaves chrétiens. Les archives municipales de Martigues contiennent de nombreux documents sur les marins et villageois capturés et qui ont pu ensuite retourner sur leur terre natale après paiement d’une rançon. Quelques noms de cette époque restent fréquents aujourd’hui dans la Venise Provençale : Olive, Chaix, Jourdan, Tourel, Pellegrin, Bouc, Vidal …

Evidemment, il ne faut pas confondre pirates (qui opéraient pour leurs comptes personnels) et corsaires. Ces derniers étaient employés par une autorité (un roi par exemple) pour piller et couler des navires marchands ennemis. Quelques corsaires français sont connus aujourd’hui par leurs exploits comme Jean Bart (1650-1702), René Duguay-Trouin (1673-1736) et Robert Surcouf (1773-1827).

Les Chrétiens européens ne sont pas exempts de tout reproche ayant enlevé des Africains pour les exploiter dans leur Nouveau Monde américain. Mais aujourd’hui, les actes de pirateries existent toujours, notamment sur les côtes de Somalie. Il en est de même pour l’esclavage de jeunes enfants mal payés travaillant pour de grandes multinationales dans des pays dits en voie de développement. Aussi, Robert a conclu sa conférence par cette question : Quelle différence avec les pirates barbaresques … L’Humanité a-t-elle vraiment progressé ?

Robert Strozzi remercié par Claude Teissier, trésorière des Amis du Vieil Istres.

 

Prochaine conférence : jeudi 13 février 2020, 18h00 : La présence de la NASA sur la base d’Istres dans le cadre de l’atterrissage d’urgence de la navette spatiale par Pascal Jacques (auditorium André Noël).
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