TOPONYMIE
Ou l’histoire d’Istres par les noms.
5. PLACES, PARVIS, SQUARES, ROCADES, CORNICHES
PROMENADES, ESPLANADES
1. Les Places.

Place Bacchus : Dieu romain du vin et l’équivalent du grec Dionysos. La Place (ainsi nommée en 1995) et la Rue des Vignerons (dénommée en 1986) qui passe à quelques mètres, se trouvent en fait à l’emplacement de l’ancienne cave coopérative vinicole créée en 1923. Après avoir eu ses heures de gloire (jusqu’à 1 million de litres en 1935), elle ferma ses portes en 1984. Près de cette ancienne coopérative, d’autres dénominations s’y rapportent également : la Rue des Pampres (tige de vigne portant ses feuilles, ses vrilles et parfois une grappe de raisin), le Square de la Feuillette (fût de vin à contenance variable selon les régions, 112 à 215 litres), l’Aire du Tonnelet et la Place de la Cathare (région vinicole du Languedoc).

Place des Blagaïres : Au centre-ville d’Entressen. Du provençal blagaire : blagueur, hâbleur … La place où l’on blague … Autrefois, un lieu de rendez-vous pour se raconter les potins du village avec sûrement quelques excès. Dans d’autres villes, on la nomme Place des Feignants …

Place des Carmes : Centre-ville. Ordre religieux catholique (l’Ordre du Carmel) fondé au XIIème siècle sur le Mont Carmel (colline surplombant la ville d’Haifa en Israël) avec des pratiques radicales axées sur l’Ancien Testament, le prophète Elie et la Vierge Marie. Suite aux conquêtes arabes, les Carmes se déplacèrent en Europe au XIIIème siècle. Certains s’installèrent à Istres grâce aux dons d’Etienne Cartier, un riche bourgeois istréen expatrié à Marseille à cause de la guerre. La peste dans la cité phocéenne lui impose alors de se réfugier au couvent des Carmes Mitigez (quartier des Aygalades). Là, il assiste impuissant au décès de sa fille, gravement malade et qu’il avait eu avec son épouse, la saint-chamasséenne Dorothée Lieuronne. Sa fille unique, modèle de charité et de foi, souhaitait se faire enterrée dans l’Eglise du couvent marseillais. Le vœu exhaussé, Etienne Cartier est lui aussi gravement malade. Le 22 décembre 1652, sentant sa fin proche et en souvenir de l’exemplarité chrétienne de sa fille, il écrit son testament avant de nous quitter le 10 février 1653. L’ouverture du testament indique clairement qu’il lègue la plupart de ses biens fonciers et terres cultivées dans Istres… à une fondation pour financer dans sa ville natale un couvent des Carmes.

Un couvent d’abord installé dans une demeure du Vieil Istres où Etienne Cartier est enseveli. Puis en 1654, les Carmes trop à l’étroit dans cette demeure léguée par le donateur, déplacent alors leur couvent sur l’actuelle place des … Carmes. Ce sera l’un des premiers bâtiments construits hors des remparts. Le couvent des Carmes Déchaussés prospéra grâce aux nombreux revenus des legs d’Etienne Cartier ainsi que d’autres dons ultérieurs. Cinq religieux dirigeaient le site. Mais suite à des problèmes internes, le nombre diminua (quatre en 1767 et deux vers 1785). La Révolution mit un terme final à leur activité. Les Carmes vécurent seulement 136 années istréennes et sans carmélites connues ! Une partie du couvent a été détruite au XIXème siècle pour percer la rue qui se nommera Paul Charmet en 1945. Depuis novembre 1890, l’autre partie est occupée par l’école maternelle des Carmes. L’appellation reste dans les mémoires puisqu’une autre partie est contournée par la Rue des Carmes et qu’à proximité de la place, va bientôt naître le centre commercial du Forum des Carmes. Au n°8 de cette place, a vécu Pierre de Montgaillard (voir Vieil Istres, rue Farnarier). Voir également, Hervé Chiavérini, le couvent des Carmes à Istres dans le bulletin n°18 des AVI.

Place Champollion : Célèbre égyptologue (1790-1832), qui déchiffra les hiéroglyphes. Chevalier de la légion d’Honneur en 1825. La place est située devant la … Pyramide, appellation datant de 1991 en rapport avec sa géométrie. La Pyramide ouverte en 1989 offrait un lagon et une piscine aujourd’hui fermés et remplacés par un centre des arts martiaux en 2015 … après la transformation (5 couleurs moins une) effectuée par Daniel Buren dans le cadre de Marseille Provence 2013.

Placette Guy Chapin : Inaugurée le 24 mai 2014 aux HLM Méditerranée en mémoire du dévoué Guy Chapin (1954-2014), vice-président de l’association des locataires.

Place Georges Darrason : Ancienne Place de l’Hôtel de Ville (dénomination devenue désuète après la construction de la nouvelle mairie au bord de l’étang de l’Olivier). Elle rend Hommage à Georges Darrason décédé à 92 ans le 29 mai 2014. Installé à Istres en 1954, ce médecin originaire de la Martinique, avait pris une part active dans la réalisation et l’obtention d’équipements médicaux de haut niveau de notre commune (naissance de la clinique, scanner, cabinet de radiologie de l’étang de Berre …). Une personnalité reconnue unanimement altruiste et humaniste. Chevalier de l’Ordre National du Mérite en 1964 et diplômé par la Courtoisie Française en 1969. Place inaugurée le 20 décembre 2014 (avec une stèle au pied de la fontaine moussue). Son épouse Jeanne fut longtemps présidente de la Croix-Rouge istréenne.

Place des Estelles : La Prédina. Du provençal estello : étoile. Mais Estelle est également un prénom féminin qui commémore une ancienne martyre catholique. Fêtée chaque 21 mai, elle est devenue la patronne du Félibrige, fondé le 21 mai 1854 au château de Font-Ségugne (Châteauneuf de Gadagne, Vaucluse) par sept poètes provençaux avec à leur tête un certain Frédéric Mistral.

Place Félix Gardair : Rassuen. Voir Saint Félix (quartiers et lieux-dits).

Place Jules Guesde : Le parvis du Théâtre de l’Olivier rend hommage à un journaliste, écrivain et à un homme politique français (1845-1922), plusieurs fois ministre d’Etat. Durant la seconde guerre mondiale, le gouvernement de Vichy nomma deux maires : Clovis Amar puis Lucien Bégou. Le premier appela cette place Charles Gounod (compositeur français, 1818-1893). Puis, après la libération (décembre 1944), elle retrouva son appellation initiale.

Place de la Laïcité : La Romaniquette, devant l’école Jacqueline Auriol. Depuis 1986, c’était la Place du général De Gaulle jusqu’au 9 décembre 2012, date où cette place a changé de nom … pour être inaugurée une seconde fois le jour du 107ème anniversaire de la loi sur laïcité (émise le 9 décembre 1905 sur une initiative d’Aristide Briand et visant la séparation de l’Eglise et de l’Etat Républicain). Mais la municipalité n’avait pas pour autant oublié le général puisqu’en en 2010, elle lui avait déjà dédié l’esplanade au bord de l’étang de l’Olivier.

Place de la Calinade Danielle Lauthe : Résidences Tante Marie. Inaugurée en 2009, cette place mitoyenne à un petit parc porte deux appellations. La Calinade (dit aussi du cul levé) est un mode de chasse hors poste, réservé à lever les grives. Le choix de cette appellation reste liée à ce quartier où beaucoup de rues portent le nom d’oiseaux (voir Chemin des Bessonniers). La seconde dénomination rend hommage à Danielle Lauthe fondatrice et première présidente du CIQ Tante Marie.


A gauche : Félix Gardair. Au centre : la plaque posée au n°8 de la Place des Carmes par les Amis du Vieil Istres
pour commémorer Pierre de Montgaillard. A droite : Jules Guesde.


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Place de la Gare : Entressen. La gare d’Entressen a été ouverte le 18 octobre 1847, en même temps que l’un des tronçons de la ligne de chemin de fer Avignon-Marseille. Elle a ensuite été fermée aux voyageurs vers 1938-1939.

Place Raoul Poulet : Les Echoppes. Inaugurée le 7 février 2017. La dénomination rend hommage à Raoul Poulet, réputé libre penseur et plusieurs fois adjoint au maire (Félix Gouin) de 1932 à 1940.

Place René Prola : René Prola (1928-1998) fut un charismatique avocat de la Provence et de ses traditions … à Istres. Parmi ses différentes casquettes, on retiendra trois présidences : celle de l’association de l’Estevenoun (qui restaura la chapelle Saint Michel), celle du Comité des Bergers (qui popularisa la fête des Bergers) et enfin celle de Lou Trelus de 1974 à 1998, le groupe folklorique istréen qui deviendra le n°1 en Provence et qui enchaine les prix et les labels internationaux. En 1992, il avait été décoré de la Cigale d’argent (Mestre d’Obro) pour l’ensemble de son oeuvre lors de la Santa Estello. Inaugurée en 2008, la place se situe au nord de l’Eglise de la Sainte Famille. La plaque commémorative est erronée … C’est en fait son épouse Geneviève qui a été présidente de l’Escolo dis Arnavau …

Place Jacques Raoux : A côté de la place Champollion (La Pyramide). Depuis 1996, cette dédicace rend hommage à un pompier bénévole istréen (1945-1967) victime de son devoir lors d’un feu à Carry Le Rouet. Le 6 juillet 1967, le Ministère de l’Intérieur a adressé un courrier à la municipalité istréenne, indiquant que la 200ème promotion du stage d’officiers et sous-officiers de pompiers portera le nom de Jacques Raoux.

Place Roger Salengro : Devant le collège Pasteur. Homme politique français (1890-1936, député, maire de Lille et ministre de l’intérieur), il fut l’objet de beaucoup de calomnies sur sa vie privée et sur une désertion durant la première guerre mondiale. Avant que la plupart de ces calomnies soient reconnues injustifiées, il se suicida au gaz à son domicile. Après le drame et l’émotion suscitée, la place a été ainsi baptisée en 1937 mais beaucoup la nomment encore Place Pasteur ou des Ecoles. Pendant la seconde guerre mondiale, la municipalité istréenne (installée par le gouvernement de Vichy), l’avait appelée Place du Maréchal Pétain …

Place Pierre Semard : Syndicaliste français (1887-1942), il fut secrétaire général de la Fédération des Cheminots et du Parti Communiste. Fusillé en prison par les allemands pour ses idées politiques. Se situe devant la gare d’Istres. Appellation précédente : le Square de la Gare.

Place Sixdenier : Centre-ville. Eugène Sixdenier (1908-2000). Ancien pilote de chasse puis d’essai au CEV, cet istréen totalisa 17000 heures de vol. Place créée en 2006 après la destruction d’une maison appartenant à la famille … Sixdenier, pour mettre en valeur l’entrée du centre-ville. Nombreuses décorations (voir rubrique Les Istréens et la Légion d’Honneur).

Place du Souvenir Français : Place dédiée aux combattants de la liberté, du droit et de tous ceux qui ont donné leur vie pour la France (Morts pour la France et tombés aux champs d’honneur). Un devoir de mémoire lié à une association née en 1872 : le Souvenir Français. Elle a pour vocation de se souvenir, entretenir et transmettre. Sa mission concerne l’entretien des sépultures et des monuments commémoratifs. Deux sites portent ce nom à Istres : la place à l’entrée du cimetière du Rouquier (inaugurée en 1997) et un rond-point sur l’Avenue de la Crau à Entressen, face aux Monument aux morts (inauguré en avril 2002).

Place Marie Subil : Place ainsi baptisée en 1985, près de l’Espace Martin Luther King. Ancienne conseillère municipale (1893-1973) des maires Félix Gouin et Raymond Filippi, directrice honoraire d’école (maternelle), membre du bureau de la Croix-Rouge, vice-présidente de l’Oeuvre Laïque (voir Salle Louis Sicardi) et co-administratrice du musée lors de sa création par les Amis du Vieil Istres. Chevalier de la Légion d’Honneur pour son dévouement aux œuvres sociales.

Place du Tunnel : Au Ranquet. Près de cette place débouche un tunnel construit en 1835 reliant l’étang de Citis à celui de Berre. Le sel exploité aux salines de Citis était évacué dans des wagonnets tractés par des chevaux qui rejoignaient ainsi le port d’expédition du Ranquet. Le tunnel héberge aujourd’hui des pipelines appartenant à des compagnies pétrolières.


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2. Les Squares.

Square André Invernizzi : La Romaniquette. Ancien Square du Cascaveau dit aussi du Bois Joli. Puis la pinède gazonnée a pris cette appellation en 2001 pour rendre hommage à un sapeur-pompier volontaire istréen décédé à 35 ans dans l’accomplissement de sa mission le 12 janvier 2001. Cité à l’Ordre de la Nation pour sa conscience professionnelle et son dévouement exemplaire.

Square Marie Mauron : L’institutrice (1896-1986) qui exerça aux Baux de Provence et à Saint Rémy (sa ville natale), démissionna de l’Education Nationale en 1941 pour se consacrer à la littérature. Une réussite qui lui valut le surnom de Colette provençale. Maintes fois récompensées, elle a été élue majorale du Félibrige en 1969. Le Square ainsi dénommé en 1987, dit aussi Jardin Marie Mauron et Kiosque Saint Sulpice se situe au bas de la chapelle qui supervise l’étang de l’Olivier.

Square René Moustelon : Inauguré au pied de l’Hôtel de Ville (coté sud) le 11 juillet 2015 lors de la célébration des 40 ans de jumelage entre Istres et Radolfzell. L’appellation rend hommage à René Moustelon (1924-1977), président fondateur du comité de jumelage en 1974 sous la municipalité de Maurice Gouin. Le square est paré d’une sculpture moderne (dénommée Les Jumelles) spécialement commandée pour fêter ces 4 décennies d’amitié entre les 2 communes. L’oeuvre a été réalisée par René Baldaccini (neveu du sculpteur marseillais César (1921-1998), connu pour avoir créer le trophée en bronze récompensant chaque année les lauréats du cinéma français). Pour plus d’infos sur le jumelage avec la ville bavaroise, voir Avenue de Radolfzell.

Square des Pitchouns : Inauguré le 13 octobre 2012 dans le quartier du Boucasson. Square aménagé avec des jeux d’enfants et un local pour le comité de quartier. Pitchoun : déformation du provençal Pichou, Pichouneu (petit, garçon, fillette).


A gauche : La Stèle de la paix, square Lazare Ponticelli (déplacée au bord de l’esplanade Bernardin Laugier le 3 juillet 2014).
Au centre : Marie Mauron. A droite : la sculpture nommée L’Envolée, au Square du Temps qui Passe.


Square Lazare Ponticelli : Monument aux morts à l’angle du boulevard Jean-Marie L’Huillier et de la rue Pierre du Pébro, dénommé en 2008. Dernier vétéran poilu et doyen des français (1897-2008), cet italien qui obtînt la nationalité française en 1939, nous a quitté le 12 mars 2008 à l’âge de 110 ans. Obsèques nationales. Nombreuses décorations (Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix du Combattant et Médaille Interalliée 1914-1918, Chevalier de l’Ordre Vittorio Veneto …) pour cet homme de paix, modeste et héroïque aux nombreux faits d’arme qui lui vaudront un dégoût absolu de cette guerre. Parmi ses témoignages les plus connus : Nous avons fait une guerre sans savoir pourquoi nous la faisionsJe tire sur toi mais je ne te connais même pas, si seulement tu m’avais fait mal. Sur cette place réservée aux commémorations, se tenait la Stèle de la Paix (ou des Déportés), sculpture en marbre de Carrare, créée par l’artiste Serge Sallan en 1993. Pour ne plus gêner la circulation lors des commémorations, la Stèle de la Paix a été déplacée au bord de l’esplanade Bernardin Laugier le jeudi 3 juillet 2014. Il reste cependant quelques Rosiers de la Résurrection, plantes symbolisant la Déportation des femmes au Camp de Ravensbrück.

Square du Temps qui Passe : Un square et même un superbe belvédère sur la Corniche de Suffren qui offre une vue imprenable sur l’étang de Berre. Inauguré le 16 novembre 2013, sur une initiative de Calliope, une association istréenne qui a choisi cette appellation et qui œuvre pour que les handicapés puissent accéder à l’art et à la culture. Ses ateliers ont permis la mise en place d’un cadran solaire, d’un cadran stellaire, d’une table d’orientation et d’une sculpture métallique nommée L’envolée.


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3. Les Promenades.

Promenade Joseph d’Arbaud : Poète et écrivain provençal (1874-1950). Son œuvre la plus connue : La Bête du Vaccarès qui récemment inspira la nouvelle légende du Coulobre à l’Office du Tourisme. La promenade se situe entre la Pyramide et le lycée Arthur Rimbaud.

Promenade Marius Argème : L’appellation rend hommage à Marius, Louis Argème (1910-1984), patron pêcheur de l’étang de Berre et dernier fermier locataire de l’étang de l’Olivier. La promenade se situe au-dessus du port des Heures Claires dont il fut le capitaine et passe devant son ancien restaurant Chez Lulu (L’Abri Côtier aujourd’hui). En 1954, il fut le co-fondateur du CNI (Club Nautique Istréen).

Promenade Aimé Brubach : Sur le port des Heures Claires, elle rend hommage à l’un des derniers marins-pêcheurs istréens (décédé le 5 octobre 2008) ainsi qu’à toute la profession. Inaugurée le 24 novembre 2008.

Promenade Raymond Chevallier : Cette promenade inaugurée en 2010, commémore un drame local. Elle passe devant la Clé des Champs, une école d’Entressen où ce professeur enseignait depuis 25 années jusqu’en 2009. Mais en cette fin d’année scolaire, Raymond Chevallier eut un malaise fatal en pleine classe alors qu’il venait tout juste de faire sortir ses élèves du CM2. La promenade était auparavant dénommée Promenade des Pâturins (plante herbacée) d’où dans son prolongement les Promenades des Romarins et des Cardelles (chardons).

Promenade des Esterbes : Rassuen. Forme francisée d’un terme provençal introuvable … mais proche d’estoublo (champ moissonné) et d’estoubloun (chaume).

Promenade de Bernard Ventadour : L’un des plus célèbres troubadours du Moyen Age (né en 1125-décédé entre 1195 et 1200). L’appellation date de 1989 tout comme diverses rues mitoyennes qui commémorent elles aussi le Moyen Age : les rues du Trouvère, des Saltimbanques, des Ecuyères, du Fer à Cheval …


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4. Les Esplanades.

Esplanade Charles de Gaulle : Au bord de l’étang de l’Olivier, c’est une esplanade récente (inaugurée le 18 juin 2010), en hommage au général (1890-1970) qui refusa la soumission à l’Allemagne et qui deviendra Président de la République de 1959 à 1969. Chevalier en 1919, Officier (1934) puis Grande Croix (de droit) et Grand Maitre de l’Ordre National de la Légion d’Honneur en 1945. L’ancienne rocade ouest de l’étang de l’Olivier (qui prolonge l’Esplanade et rejoint le Petit Bayanne) est devenue en 2013 la Promenade du Général De Gaulle. A noter également : la place de l’ancienne mairie (Bvd de la République) fut appelée Place du général de Gaulle en décembre 1944.

Esplanade Bernardin Laugier : Un autre baptême récent (inaugurée le 14 décembre 2013 avec la nouvelle mairie au bord de l’étang de l’Olivier) en hommage à l’ancien maire d’Istres décédé à l’âge de 88 ans en 2009. Un enfant de Rassuen devenu maire et qui accomplit une longue carrière politique : premier adjoint (1971-1977), conseiller municipal (1977-1983), puis premier adjoint (1993-1998), maire (1998-2001, période où il a été Président d’Honneur des Amis du Vieil Istres) et conseiller général du canton d’Istres sud (1998-2008). Officier de l’Ordre National du Mérite, Officier des Palmes Académiques et Chevalier de la Légion d’Honneur. Le choix de la dénomination de cette esplanade résulte d’une combinaison de deux lieux qui lui tenaient à chœur : la mairie et l’étang de l’Olivier.

Esplanade (et rue) Sainte Catherine : Sainte Catherine d’Alexandrie précisément, une martyre adulée qui a baptisé tout un quartier et diverses dépendances depuis de nombreux siècles, dans un triangle Castellan-portail d’Arles-chapelle Saint Sulpice. Au bord de l’étang de l’Olivier, l’anse sud porte l’appellation Sainte Catherine même si récemment, l’ensemble a été rebaptisé : Parc de l’Olivier. Cette anse jusqu’à la Grosse Roche (actuel mini-port des jouteurs) fut dénommée en 1935 Esplanade Casimir Cartier. En hommage cette fois à l’istréen qui avait cédé à la municipalité ses terrains pour réaménager les marais nauséabonds dus à la Parabière et construire le premier pavillon restaurant (voir cartes anciennes, rubrique Istres Autrefois).


A gauche : l’esplanade Charles de Gaulle (clôture de la manifestation Grand Istres Propre).
A droite : l’esplanade Bernardin Laugier (inauguration le 14 décembre 2013).


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5. Les Parvis, rocades et corniches.

Parvis Marius Chalve : Situé côté sud de l’Eglise de la Sainte Famille, ce parvis rend hommage à un jeune prêtre né à Istres en 1881 au parcours exceptionnel jusqu’à son décès en 1970. Curé de Miramas, licensié de philosophie, aumônier des religieuses du Tubé, fondateur de la Communauté Sacerdotale de Miramas (1908) et fondateur de l’Ecole Agricole de Fontlongue (1922). Nommé vicaire en 1941, prélat de Sa Sainteté le Pape en 1948, il sera également le bras droit de l’archevêque d’Aix. Légion d’Honneur en 1961. Médaille du Juste parmi les Nations à titre posthume pour ses actes de protection des juifs durant la seconde guerre mondiale. Le parvis a été dénommé en 2007. Voir également Marius Chalve dans la rubrique Patrimoine / Les istréens et la Légion d’Honneur.


Rocade de l’étang de l’Olivier : Contourne le Castellan. Depuis le XIIIème siècle, l’étang du centre-ville porte ce nom grâce aux cultures d’oliviers qui bordaient son rivage.


Corniche de Suffren : Dénommée en 1986 lors de la création de la route et en l’honneur du Bailli de Suffren (voir le Vaisseau de Suffren, rubrique Patrimoine).


A gauche : Pierre André de Suffren dit le Bailli de Suffren (1729-1788), portrait du peintre Pompeo Bartoni (1729-1788) .
Au centre : promenade sur la Rocade de l’Olivier. A droite : Monseigneur Marius Chalve (1881-1970).


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