TOPONYMIE
Ou l’histoire d’Istres par les noms.
7. CHEMINS, ROUTES et RONDS-POINTS
1. Les Chemins.

Chemin des Aglands :. Hameau Saint Martin. Nom provençal du gland. D’où dans ce lotissement les Allées de l’Ecureuil, de la Gerboise et de la Sarrigue (marsupial américain).

Chemin des Amouroux : Débute au Chemin de Bel-Air. Amourou, amouroun : la mure en provençal (fruit du roncier). A proximité et parallèle à ce chemin : le Chemin de l’Aubespin, nom provençal de l’aubépine.

Chemin des Arcades : Ce chemin qui remonte la pente raide du Ranquet (port embarcadère du sel issu de Lavalduc, Citis et Rassuen au XIXème siècle), menait autrefois aux divers salins au nord de l’étang de Lavalduc (Capeau, Arcussia, Frafra …). Des pompes à vis d’Archimède reprenaient la saumure naturelle de l’étang et permettaient de l’élever à une hauteur de 10 mètres. Le salin de Frafra était ainsi alimenté et la saumure acheminée par un aqueduc dont il reste quelques arcades de part et d’autre de la Route de Lavalduc. Mais ce chemin au départ de Ranquet menait également à d’autres arcades : celles de l’aqueduc construit à partir de l’année 1805 par Auguste de Jessé pour assécher l’étang de Citis et porter les eaux vers l’étang de Berre. Ensuite alimenté par la saumure de Lavalduc, des salins de 270 ares ont permis de récolter du sel jusqu’en 1925. Enfin, dans le prolongement de l’étang de Citis, notons le quartier des Arcades (gare de Fos), un aqueduc ou viaduc construit à l’époque romaine. Voir également Chemin de Citis et Place du Tunnel au Ranquet.

Chemin des Barigoules : Vieux chemin dans la zone urbanisée du Prépaou. L’appellation dérive du provençal barigoulo, champignon qui se développe sur les racines pourrissantes du panicaut des champs (eryngium campestre, sorte de chardon). La barigoule ou pleurote du panicaut (pleurotus eryngii) est souvent utilisé en cuisine pour farcir les artichauts.

Chemin de la Barre des Rochers : Un chemin au bord d’une falaise rocheuse reliant celui de la Combe aux Fées à la Corniche de Suffren. Chemin actuellement fermé (contourne la sous-préfecture et le Lycée Latécoère).

Chemin du Bateau de Suffren : Relie le Port des Heures Claires au Chemin de Saint Pierre. Voir Vaisseau de Suffren rubrique Patrimoine / Le patrimoine istréen.

Chemin de Bel-Air : Longe la voie ferrée vers la gare. Un faux ami qui ne procurera pas forcément une cure de bonne santé … Le toponyme désigne souvent une maison isolée et rurale, sur un emplacement bien disposé et dégagé où tout simplement une belle aire destinée à un emploi particulier (battage du blé par exemple).

Chemin des Belugues : Le Collet-Rond. Du provençal belugo : étincelle.

Chemin de Boisgelin : Proche du canal de Boisgelin. Un canal construit par l’archevêque d’Aix (1732-1804) pour épauler les insuffisances d’irrigation du Canal de Craponne.

Chemin des Bessonniers : Le Boucasson. Brebis ayant mis bas des bessons (du provençal bessoun : jumeau). L’appellation rend hommage à la Crau et aux pâturages dans les coussouls. Ainsi, lors de l’urbanisation des quartiers du Boucasson et de Trigance, il a été choisi (entre 1992 et 1998) des noms de rues rappelant la vie cravenne dans ces anciens coussouls. Citons la Draïo de Crau, les Allées de la Petite Crau, du Foin de Crau, des Cravens, et de la Clapière (tas de pierres), la Rue du Vieux Mas, l’Avenue des Planes (plano : brebis qui fait ses premières dents), le Chemin des Agnelles (agneau femelle), l’Impasse des Fedes (fedo : brebis en général). Les oiseaux cravens sont majoritaires sous des appellations elles aussi issues du provençal. Citons les Allées des Calandrelles (alouettes), des Gangas (abrégé de ganga cata, seule la Crau accueille cette espèce en France), des Grangoules (grangoulo de Crau : surnom des précédents gangas), des Perdigau (perdrix), des Agasses (pies), des Aucens (oiseau en général), des Rolliers, des Pluviers, du Petit Duc, des Loriots, des Bruants … les Impasses de l’Aliblanc (pinson), de l’Anjouvin (linotte) … Mais aussi quelques mammifères avec les Allées des Belettes, des Campagnols et des Mulots.

Chemin du Bord de Crau : Chemin créé et ainsi nommé en 1963 pour sa proximité avec la … Crau mais il est aujourd’hui urbanisé, pris en sandwich entre les zones commerciale et industrielle du Tubé.

Chemin du Bord de Voie Ouest : Longe côté ouest une partie de la ligne de chemin de fer Marseille-Miramas. Tous les chemins qui encadrent la voie ferrée ont été construits entre 1875 et 1905 suite à la mise en service de la ligne Port de Bouc-Miramas qui avait sectionné les drailles existantes. Les premières appellations étaient des chemins vicinaux numérotés, alliés à des noms disparus (Chemin du Couchant par exemple). Aujourd’hui : chemins du bord de voie ouest, du Moutonnier, de Bel-Air, de la Fortune, de Pépi …

Chemin des Bouscatiers : Un chemin assez court au bas du Ranquet mais probablement celui qu’empruntaient autrefois les bouscatiers (bûcherons en provençal) en se rendant au four à chaux. Celui-ci se situait au nord du Deven. Il était alimenté par le bois des collines (pins, chênes …).

Chemin du Bras d’Or : Ce chemin traverse un secteur de Trigance consacré en partie à la Mythologie grecque. Kronos, le roi des Titans et père de Zeus, aurait créé la race d’or où les hommes ne semblaient pas vieillir. Ils avaient des mains, des bras, des jarrets … d’or. Ce qui a donné plus tard l’âge d’or (apogée d’une époque) et le bras d’or, titre de qualité qu’on pouvait lire au Moyen Age sur les enseignes de nombreuses boutiques, logis et auberges. D’où dans ce quartier, les Allées de l’Ecu et de l’Oriflamme (la Flamme d’Or, étendard de Charlemagne). Le chemin du Bras d’or date de l’urbanisation de Trigance et reste donc sans rapport ancien avec ce quartier. Il passe à proximité du Mas du Bras d’Or, un gîte provençal rénové à partir d’une vieille bastide qui a lui aussi calqué son appellation sur celle du lotissement au même nom. A Istres de nombreuses rues sont dans ce cas, ayant pris l’appellation qu’on avait préalablement donné à leur lotissement : Rue des Bocagères (Tartugues), des Charmilles (Les Salles), Allée du Beau Soleil (près de la gare), Impasse des Dryades, Passage du Boulingrin etc … Mais revenons à la mythologie car dans ce quartier de Trigance, on retrouve d’autres appellations inspirées des fables grecques : les lotissements des Centaures, des Jardins de Pégase, du Pré de la Licorne, du Clos des Nymphes avec les rues du même nom mais d’autres comme : les Allées de la Salamandre (animal légendaire) et d’Arthemis (déesse de la chasse) … les Impasses Calypso (nymphe marine), des Sirènes … les Rues de Corinthe et de Jason (légende de la Toison … d’Or). Toutes ces dénominations ont été attribuées entre 1993 et 2005 suite à ces lotissements réalisés en plusieurs tranches.

Chemin de Capeau : Cet avocat et notable (1755-1852) fait partie de la dynastie des Capeau qui ont longtemps régné sur notre ville avec plusieurs générations de maires, consuls, et de viguiers (officiers de justice). René Giroussens a retracé leur arbre généalogique de 1500 à 1987 dans un livre (voir Publications / Autres ouvrages). Ici, il s’agit de Louis Jean Joseph Capeau, maire d’Istres de 1840 à 1843 et Chevalier de la Légion d’Honneur en 1822. En 1780, il a pris une part prépondérante dans la création du Canal des Alpilles (ou de Boisgelin) et réussit par des dérivations à arroser des secteurs oubliés d’Istres et d’Entressen. D’où ce chemin qui longe la RN 1569 et le canal qui porte ce nom de l’autre côté de la déviation d’Istres. Anciens propriétaires terriens, les Capeau ont également donné leur nom à l’abri préhistorique au sud des Salins de Rassuen (l’Abri Capeau : découvert par les Amis du Vieil Istres et fouillé en 1961 par Max Escalon de Fonton. 60 Ha leurs appartenaient encore au XIXème siècle à Rassuen.

Chemin des Cavalières : Dans le lotissement de l’Ecuyère (Quatre Vents), bâti sur l’emplacement de l’ancien centre équestre déplacé au Deven en 2000.

Chemin des Chalve : Quartier du Paty. Mène au Mas des Chalves … Une famille istréenne très ancienne dont le nom figurait déjà sur la Carte de Cassini et qui a toujours offert de grandes personnalités dans le monde agricole de notre commune. Parmi les plus anciens Chalve connus, citons Jean Chalve (ménager de Saint Mitre qui s’était fixé à Istres par mariage en 1675), Etienne Chalve (1788-1849, un autre ménager istréen apparenté au précédent) et Honoré Chalve (berger istréen au XVIIIème siècle, originaire de Colmar dans les Alpes de Hautes Provence).

Chemin du Château : Montée au Collet Rond. Ce chemin menait autrefois à une propriété résidentielle, perchée sur cette colline. On la surnommait Château Sihol, nom de son propriétaire, un chirurgien marseillais qui avait acheté les domaines Saint Martin et Saint Pierre un peu avant la guerre de 1914-1918. Une partie fut vendue en 1932 à la marine nationale qui souhaitait créer un port militaire et une base sous-marine. Puis la municipalité a racheté l’ensemble vers 1947-1950 pour fonder les Heures Claires.

Chemin de Citis : Un des rares chemins à ne pas être goudronné ! Il relie les collines de Rassuen aux abords de l’étang de Citis. Un étang autrefois nommé Sitis, Cetis (et Seytis en 1603). Selon Charles Rostaing, ces termes proviennent d’une racine ligure sitt : hauteur (l’étang est entouré de collines). Il a également porté les appellations d’Espillier, d’Espellier … Les Piliers en 1551, Espilier en 1603 … ancien nom d’une ferme appelée aujourd’hui Campagne Espillier sur la Route de la Cabane Noire (du latin spiculanum : terre à blé) … Cependant, dans un document de 1403, des carpes de l’étang d’Entressen furent transportées vivantes pour empoissonner l’estanc (de Citis) dudit seigneur appellé Scpellier

Chemin de la Combe aux Fées : Appellation récente (1994) mais qui se rapproche de l’histoire d’Istres. La combe est une vallée dans les Alpes et ici à Istres une (plus) petite dépression au bas de la sous-préfecture. Le terme Fée a, de partout en France, désigné des trous, des cavernes, rattachés à des croyances ou des légendes, avec souvent la présence d’eau miraculeuse. Sur la falaise du chemin du Rouquier (à l’est du lycée Latécoère), il existait en effet une source nommée le Lavoir des Fées (Lou Riaou dei Fado) dans une grotte qui fut murée en 1942. Mais l’histoire ne dit pas si cette source tarie depuis bien longtemps était source de guérison ou de miracles …

Chemin du Cordier : Au sud du Castellan. Ce chemin menait autrefois à la maison du cordier local (ouvrier tissant des cordes et un métier qui a disparu face au monde moderne). Sur ce chemin débute l’Allée du Luthier (appellation datant de 1996) qui mène aux Résidences du Cordier. Mais aucun luthier n’a habité ce quartier. Cependant, un artisan luthier a bien vécu à Istres : Edouard Clopeau, né en Pologne en 1919. Il résidait dans le Centre Ancien où dans son atelier, il fabriquait des instruments à cordes sur mesure et restaurait sur demande. C’est lui qui eut l’honneur de réhabiliter la statue de Saint Etienne actuellement placée dans l’église de la Sainte Famille et qui date de 1723 (suite au vœu de la peste).

Chemin du Coulet : Entre les lotissements des Cognets et du Cembro (sorte de pin). Ce chemin mène à une butte naturelle. Du provençal coulet : petit col, petite colline, monticule.


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Chemin de la Croix : Ce chemin débutait autrefois au pont des Canadels pour se terminer après le quartier des Salles. Il comportait effectivement un paret (mur de clôture en provençal) de faïsso (bande de terre soutenue par un mur). Un mur sur lequel avait été positionné un calvaire surmonté d’une croix. L’appellation date certainement d’une époque où la vie religieuse était intense dans notre commune. L’ensemble (et la croix qui faisait office d’oratoire ou de reposoir) a disparu avec la construction du lycée Arthur Rimbaud. Aujourd’hui, il ne reste qu’une portion de ce chemin, du rond-point des Déportés jusqu’à l’Espace Martin Luther King, la partie restante étant urbanisée.

Chemin des Ecoliers : Mène à l’ancienne école communale d’Entressen, construite en 1880 puis remplacée par un groupe scolaire plus important en 1902 (36 garçons et filles en 1906). Les locaux rénovés de cette ancienne école communale sont aujourd’hui occupés par la mairie annexe et la police municipale d’Entressen.

Chemin de la Fenaison : Ce chemin dans le quartier du Paty traverse de nombreuses prairies à Foin de Crau.

Chemin de la Fortune : Longe la voie ferrée après le chemin de Bel-Air. Origine obscure. Peut-être dérivé d’un campagnard prénommé Fortuné … Un prénom courant autrefois. Plus sûr, ce chemin nous mènera aux Bellons plutôt qu’au trésor de la Cabro d’Or … à moins que l’origine de cette fortune soit une providence comme celle du (proche) Chemin de La Manne (voir ci-après).

Chemin de la Jasse : L’ Aupière. En provençal : bergerie, gîte, endroit où l’on couche … aujourd’hui : un lotissement avec ce chemin d’accès ainsi dénommé en 1990.

Chemin des Junas : Près des Gargouilles, au sud de Rassuen. La dénomination du chemin date de 1990 et reste liée au lotissement du même nom mais l’appellation est déformée. Avant 1800 et jusque dans les années 1950, il existait dans ce secteur, un lieu-dit nommé Coussou de Jonas (nom de personne), parfois appelé Plateau de Jonas ou écrit Jaunas. En 1851, la commune était toujours propriétaire de ces terres de 14,8 hectares qu’elle louait à des éleveurs et des bergers. Au sein des actuels Jardins potagers des Maurettes (voir Maurettes, quartiers et lieux-dits), coule encore la source dite de Junas, à proximité d’une ancienne ferme devenue aujourd’hui le siège de l’Association de ces jardins. Des jardins entrecoupés d’allées dénommées dont certaines respectent l’histoire du site : Rue de la Ferme, Rue de la Fontaine, Traverse de la Source …

Chemin de la Magnanerie : Le Boucasson. Du provençal magnan (vers à soie) et magnaniero (lieu où l’on pratique la sériciculture). Ce chemin menait jadis à l’une des magnaneries d’Istres où les plantations de mûriers et l’élevage du vers à soie eurent une longue période de gloire aux XVIIème et XVIIIème siècles. Face à la concurrence industrielle, cette activité périclita même si en 1934, des primes de l’Etat aidaient encore les derniers sériciculteurs et filateurs istréens. Au Prépaou, l’Allée des Magnanarelles ainsi que la Place et l’Allée des Magnans ont ainsi été baptisées en 1994 pour rappeler ces activités d’antan.

Chemin de la Manne : A l’ouest de la gare. Dans certaines régions, la manne représente le limon fétide résidant au fond des marécages. Ce pouvait être le cas dans ce chemin proche des Tartugues, autrefois marécageux. Mais selon l’AVI André Vignolo (qui tient l’info du maire Maurice Gouin), on se rapproche de la providence et de la nourriture miraculeuse des hébreux … En effet, ce chemin menait jadis dans des lieux où pullulaient des espèces à ramasser : escargots, asperges, champignons … C’était une manne céleste pour les anciens istréens. Les appellations La Manne, La Fortune, Papaille n’étaient pas citées par écrit à la fin du XIXème siècle mais probablement avant oralement. La Mane, Lamane et La Manne ne sont apparues sous ces trois orthographes qu’à partir de l’année 1912, dans les registres de délibérations. Le chemin était à cette époque bordé de terres à blé d’où le proche chemin de Bel-Air (voir ce nom).

Chemin du Mas Rose : Quartier du Paty. Mène au Mas Rose, une appellation qui évoque la couleur du Mas … autrefois.

Chemin du Massacre : Autrefois Draille du Massacre et cité Pont du Massacre sur la Carte de Cassini. Origine obscure … Selon différentes sources peu officielles, il y aurait eu au XIIIème siècle une bataille sanglante opposant Arles à une armée provençale. Cet ancien chemin d’Avignon aurait alors pris l’appellation populaire de draille du Massacre. La passage du Canal de Craponne au XVIème siècle, a impliqué la construction du pont dit du Massacre, un lieu où un consul et toute sa famille (femme, enfants) se seraient faits agressés et égorgés par des voleurs. Pour Louis Tronc, ce serait un Emir venu en bateau d’Arabie à Marseille à une époque inconnue. Il se rendait à Arles en charrette et sur le trajet, l’escorte aurait été attaquée et massacrée sur ce pont … Parmi les autres hypothèses dans ce quartier pastoral entouré de mas, retenons un ancien abattoir d’ovins (massacre signifie boucherie en ancien français), un mas … sacré ou un pont massacré par le temps. La carte de Cassini place ce pont vers le quartier du Paty alors que Jules Gavet (1906) l’indique au centre-ville d’Entressen, en bordure de voie ferrée.

Chemin de la Mountine Jean : La montée de Jean en provençal. Chemin qui monte vers la colline de Montméjean, près du quartier Saint Jean. Sur le cadastre napoléonien, la colline de Montméjean est citée Mountinejean. Aussi, cette appellation qui date de 1996 (choisie pour desservir 9 nouvelles habitations) a conservé un rapport étroit avec le passé istréen.

Chemin de la Papaille : Relie le chemin des Bellons à l’avenue Georges Guynemer. Origine obscure … Probablement aucun rapport avec le fruit exotique quoique Félix Gouin dans son livre Istres, Bel Istres l’écrivit Papaye, une orthographie qui persista jusqu’en 1960 environ. Peut-être que quelqu’un disait autrefois : c’est le chemin de (sous-entendu où habite) mon père (papaï en provençal, une langue qui féminise souvent les mots). Papaï est également un nom propre, porté autrefois par des istréens. Une autre hypothèse : déformation de pas (passage) et paie (paille, meule de paille en provençal). Ce serait alors le chemin par lequel on passait à côté des (meules de) pailles et dans un secteur jadis inondé de champs à foin de Crau.

Chemin des Pâquerettes : Appellation donnée en 1963 sur une portion du Chemin de Pépi pour l’ensemble immobilier précédemment construit sous ce nom.


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Chemin de la Picholine : Appellation datant de 1995 en remplacement de l’ancien Chemin des Maurettes qui s’était vu modifié à plusieurs reprises par les constructions du centre AFPA, du stade de football et du rond-point d’accès sur l’Avenue Félix Gouin. La Picholine reste dans le ton … puisque ce n’est autre que le nom d’une variété d’olive qui commémore le quartier des Maurettes : Mourettes autrefois, un terme issu du provençal mouretto, une autre variété d’olive.

Chemin de la Plage : Longe le rivage du Ranquet dont la plage a été réhabilitée en 2010 et qui se poursuit au sud par le Chemin du bord de l’Eau. Dans ce quartier, ont été dénommés également le chemin de la Pointe (une presqu’île miniature qui délimite le nord du quartier), le Chemin de la Digue (disparue suite à l’arrêt des Salins de Citis et de Rassuen), le Chemin de la Fontaine (qui a également disparu) et le Chemin du Panorama (qui offre une belle vue sur l’anse du Ranquet).

Chemin des Prats : Sur le chemin de la Fortune. Chemin des prés (prat en provençal).

Chemin du Réservoir : Débute à partir du Chemin de Bel Air et menait autrefois à l’ancien château d’eau construit en 1933 et détruit le 19 octobre 1988 (hauteur : 30 mètres, capacité : 500 m3). D’où en 1993 et en bout de ce chemin, le Lotissement et l’Allée nommés … Château d’Eau.

Chemin Marius Ribière : La Pujeade. 2ème adjoint du maire Louis Albert David (1919-1921). Président de la fanfare et association musicale nommée L’Etoile d’Istres. Dirigée par Alfred Courbon (voir ce nom dans le Vieil Istres), l’Etoile d’Istres avait été créée en 1896 en remplacement de la Société de Musique d’Istres dissoute en 1893 après 30 années de service. Marius Ribière (1875-1938) présida également de 1925 à 1934 la Libre-Pensée, une association prêchant la laïcité et proche de l’Oeuvre Laïque à Istres.

Chemin de la Roubine : Entressen, près des arènes. Dans ce hameau, les premières roubines ont été creusées vers 1580 sur des longueurs variant de 500 à 6000 mètres, à l’époque de la création du Canal de Craponne. En 1680, il existait une association dénommée Le Corps des Maires d’Entressen (maire : roubine en provençal). Cette association indépendante d’Istres entretenait toutes les roubines et fossés d’Entressen afin de pouvoir diriger les eaux d’hiver excédentaires vers l’étang. Le Corps des Maires existait encore en 1783 et présentait des membres dont les noms sont bien connus au hameau : Arnaud, Aymès, Chalve, Arnoux … Mais l’entretien a plus ou moins était abandonné durant le XIXème siècle, ce qui a occasionné la rénovation de ces roubines au début du XXème siècle pour éviter les inondations dans le village … Ce qui a été le cas en 1922, année où l’entretien est redevenu annuel après une délibération en conseil municipal. Cette roubine dont une portion existe encore sur ce chemin, était nommée n°2. Elle était la principale avec la n°1 et toutes les deux alimentaient diverses roubines secondaires.


De gauche à droite : Le Chemin de la Roubine (Entressen, les Aubargues), le cardinal de Boisgelin
et le safre sur le Chemin du … Safre.


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Chemin du Safre : Un chemin mythique au bord de l’étang de l’Olivier où affleurent différentes couches déposées par une mer qui envahit plusieurs fois la Provence au Miocène (époque géologique s’étendant de -23,8 à 5,3 millions d’années). Aux étages Burdigalien et Langhien du Miocène, des dépôts gris et jaune sont nettement visibles le long de ce chemin et sur les falaises de l’étang. Autrefois nommés safre, les géologues modernes les désignent désormais sous les appellations Marnes grises de Saint Chamas, Sables du Castellan et Calcarénite de Quinsanne.

Chemin des Salins : Le Prépaou. Il menait autrefois aux Salines de Rassuen (voir Rassuen, rubrique patrimoine istréen).

Chemin du Tivoli : Afin de maintenir la ville propre, la municipalité lança au début du XIXème siècle une ferme annuelle de balayage. Ainsi chaque année étaient définies les rues à balayer. Jusqu’en 1854, la liste comprenait le chemin du cimetière et des Pujeades jusqu’au moulin Saunier. Puis en 1855, ce texte de la charte de balayage de la ville, semble remplacé par le chemin du Tivoli jusqu’à la route départementale. Le terme Tivoli apparait pour la 1ère fois à Istres et désigne ce chemin qui accueillait un moulin à huile.

Occupée depuis 1744 par l’armée autrichienne, la ville italienne de Tivoli a été libérée en 1800 par les troupes de Napoléon (deuxième campagne d’Italie). Quatre années plus tard, la République française créera le département de Rome (sous l’autorité d’un préfet français) auquel appartenait la ville de Tivoli. Cette ville près de Rome, est un ancien lieu de villégiature romaine avec bâtiments de luxe, parcs et jardins. L’empereur Adrien y fit construire la villa Adriana puis ce fut le tour de papes et autres cardinaux à bâtir d’autres villas luxueuses au XVIème et XIXème siècle. Des parcs ont alors fleuri un peu partout dans le monde portant cette appellation en référence au Tivoli italien.

Ce n’est pas le cas à Istres … Jean-Jacques Prat (maire 1854-1859) décida de nommer ainsi ce chemin (de manière informelle, sans délibération en conseil municipal) pour rappeler la victoire des troupes napoléoniennes à Tivoli … et de fêter à sa manière l’avènement du Second Empire en 1852.

Chemin de Tortosa : Nom de personne … Chemin non goudronné reliant la plage de la Romaniquette aux Heures Claires.

Chemin du Tour de l’Etang : Un chemin qui fait (presque) le tour complet de l’étang de l’Olivier.

Chemin des Troubadours : Débute sur le Chemin des Cognets et mène au Chemin des Ménestrels et à la Ronde d’Oc. Ces trois dénominations datent de 1989 (construction du lotissement de Canto Grihet – Canto Cigalo) et se rapportent au Moyen Age : le ménestrel était un musicien qui accompagnait le troubadour, un poète qui composait ses vers en langue d’Oc.

Chemin de la Vaine Pâture : Il ne reste que ce chemin dans le quartier du Boucasson pour rappeler un droit d’usage (autrefois nommé esplèche) résultant d’une transaction datée du 16 mars 1660. Elle établissait les droits du Seigneur d’Istres et ceux de la Communauté au sein des terres cravennes jusqu’à la Tour d’Entressen. Les istréens pouvaient ainsi faire pâturer leur bétail de la mi-Carême à la Saint Michel. La vaine pâture se pratiquait essentiellement en Crau, quand l’herbage est plus pauvre et que les grosses troupes sont parties estiver dans les Alpes. Un herbage cependant suffisant pour nourrir les troupeaux des éleveurs peu fortunés qui ne pouvaient s’offrir la transhumance. A partir du XIXème siècle, ce droit devînt de plus en plus restrictif et fut même aboli par une loi en 1890 … sauf si ce droit provenait d’une coutume locale et d’un usage immémorial. Le conseil municipal pouvait alors décider de poursuivre la tradition. Ce fut le cas à Istres où il devînt payant : 5 centimes par tête de menu bétail (ovins, caprins) et 50 centimes pour les chevaux, ânes et bovins. La taxe augmentera sans cesse. On notait cependant beaucoup de fraudes et de procès : troupeau entier et têtes de bétail supplémentaires non déclarées, provenant parfois de communes voisines. Des polémiques également car les propriétaires en achetant leurs coussouls à la municipalité, devaient accepter de soumettre leurs propres terres à la vaine pâture. Des terres qu’ils devaient alors partager avec des petits éleveurs de mars à septembre, engendrant des polémiques et des procès sans fin. A partir des années 1970, cet usage ne fut plus compatible avec l’utilisation de la Crau. Les coussouls s’étaient réduits (base aérienne, vergers immenses, autodrome, terrains militaires annexes, nouveaux champs à foin de Crau …). La plupart des drailles qui permettaient le passage des troupeaux vers la Crau avaient disparu, tout comme les petits éleveurs absorbés par les gros ou jetant l’éponge face au commerce moderne.

Chemin de Varage : Le Ranquet. Ecrit ad gorgum de varatgiis en 1406, gourt de varages en 1551, varages en 1603. D’une vieille racine var : escarpement, ravin. Confirmé par gorgum, dérivé du latin gurge : gorge … et par le vieux français gort, gourt : gouffre. La route qui mène à ce quartier de la commune de Saint-Mitre, descend en effet un versant en pente raide jusqu’au fond du vallon qui aboutit à la plage au bord de l’étang de Berre.

Chemin Vert : Désignait autrefois un chemin abandonné et recouvert par la végétation (plus rarement un chemin bordé de verdure ou traversant des prés). Dans tous les cas, il ne reste aujourd’hui qu’une portion goudronnée reliant la rue de la Harpe à l’allée des Echoppes.

Chemin du Vieux Sulauze : Ce chemin aujourd’hui goudronné semble avoir une origine très ancienne et être le chemin principal qui menait à Salon au XVème siècle (et probablement avant). En 1484, un texte indique un terre à sot lauza confrontant cum itinere tendente villam de Sallone et cum deffenso de Montmejan, un passage que l’on peut traduire par une terre à Sulauze confrontant l’itinéraire vers la ville de Salon et le Defens de Montméjean.


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2. Les Routes.

Route d’Arles : Dénomme une partie de la D5 reliant le rond-point au nord d’Entressen au carrefour de la Samatane. Le nom d’Arles (ville nommée Arelate chez les romains et traversée par le Rhône) provient selon Charles Rostaing de la racine pré-indo-européenne Ar à valeur hydronymique. Ce qui donna en langage celtique Arelate décomposé ainsi : are (près) et late (boue, marécage) … soit : près d’une plaine marécageuse, la Camargue probablement ainsi que la plaine s’étendant vers l’abbaye de Montmajour autrefois très marécageuse.

Route du Bailli de Suffren : Débute au rond-point à l’entrée nord d’Entressen et mène à Miramas en passant devant le mas de Suffren. Voir mas de Suffren (Rubrique Patrimoine/Toponymie/Entressen) et voir le vaisseau de Suffren (Rubrique Patrimoine/Patrimoine Istréen).

Route de la Cabane Noire : De Rassuen vers Saint Blaise. L’appellation est liée à l’exploitation du sel à l’usine de Rassuen. Une pompe à feu bâtie sur la colline nord-est de Lavalduc permettait d’élever la saumure de l’étang à 30 mètres de hauteur et de conduire le produit vers les salins de Rassuen par un canal à l’air libre de 2923 mètres. La saumure était ensuite reprise par des vis d’Archimède elles-mêmes entraînées par une pompe à vent, dans une cabane de couleur noire. Construite en 1805 et détruite dans les années 1980, elle se situait au croisement de la route de la Cabane Noire et de la route de Saint Blaise.

Route du Camp d’Aviation : Avant la dénomination de l’Avenue Guynemer, cette route débutait à l’Avenue Saint Exupéry. Aujourd’hui, il ne reste que cette mince portion entre le croisement des quartiers Boucasson-Feuillantines et l’entrée de la base.

Route de la Capelette : Diminutif du provençal capello : chapelle. Cette route (qui débute et retourne à l’Avenue Raymond Filippi) menait autrefois à l’asile Saint Félix qui comportait une chapelle et qui se situait au pied de l’actuel château d’eau de Rassuen (voir Saint Félix, quartiers et Lieux-dits). En 1986, cette dénomination a remplacé l’ancien Chemin de la Capelette suite à l’urbanisation du quartier.

Route de Fos : Portion entre Rassuen et la nationale 1569. De Fossa Mariana ainsi cité au Ier siècle. Fossa désigne en latin un creux, un sillon … et Mariana provient de Caïus Marius (157-86 avant JC), un général romain qui avait fait creuser les Fosses Mariennes, canal reliant Fos à Arles et figurant sur la Table de Peutinger. Avant de prendre l’appellation actuelle, Fos fut écrit Fossas au IXème siècle et Fos dou Marteguez au XVIème siècle.

Route de Martigues : Portion entre les rond-points Lucie-Raymond Aubrac et Homesick Angel. De la racine pré-indo-européennemar-t : rocher qui désigna (bien avant la ville) : l’étang de Berre (autrefois nommé étang des rochers, se rapportant probablement aux Trois Frères, au bas de La Mède). L’étang a ensuite porté les appellations dérivées de mar-t : Martha Aquae (nom d’une prophétesse syrienne ayant accompagné Marius, voir route de Fos), Stagnum Mastromela … alors que la ville de Martigues (censée être la capitale de la tribu des gaulois Avatiques) porta elle, le nom de Maritima Avaticorum. Puis respectivement en 964 et 1057, apparaissent les noms de Martigum et de Marticum (qui semble être la contraction de Maritimaet d’Avaticorum. Au cours des siècles suivants, on note Martico (1290), Martici (1428) puis Martigue. Martigues fut écrit avec un s par erreur au XIVème siècle, le pluriel n’intervenant officiellement qu’en 1581, après la réunion des 3 quartiers (Ferrières, Jonquières et l’Ile).

Route de Miramas : Après la fin de l’Avenue Saint Exupéry. Autrefois écrit en latin Miro Maris qui se traduit par voir, se mirer, regarder la mer. L’appellation s’adresse évidemment à Miramas Le Vieux qui fut le port de Miramas (Saint Chamas aujourd’hui) contemplant la Mer de Berre. Autres appellations : Mirimaris (1138), Miramars (1220).

Route de Notre Dame de la Crau : La Bayanne. Cette route mène à la paroisse militaire inaugurée en 1932 sous le patronage de Saint Véran. Restaurée après les bombardements de la seconde guerre mondiale, la chapelle est ensuite passée sous le vocable de Notre Dame de la Crau.

Route de Saint-Blaise : Route débutant sur Istres à partir de la Route de la Cabane Noire et passant au pied du site de Saint Blaise. La chapelle romane Notre Dame de Castelveyre (XIIème siècle, dérivé de Castellum Vetus : le Château Vieux) fut ensuite dédiée à Saint Blaise (un médecin originaire de Sébaste en Arménie qui deviendra évêque avant d’être martyrisé en 316 en Cappadoce). L’église a été classée Monument Historique en 1939. Elle abrite le tombeau d’Henri Rolland (1897-1970), célèbre archéologue qui fouilla le site mitoyen de 1934 à 1970.

Route de Saint-Chamas : Portion entre la Croix des Pénitents Blancs et le rond-point du 19 mars 1962. Sanctus Amiantus (Saint Amans, premier évêque de Rodez) était le patron religieux du premier village. Au VIIème siècle, il avait un oratoire et une chapelle qui lui étaient dédiés dans cette agglomération primitive, construite sur le Baou (habitations troglodytiques au centre actuel de la ville). Par le biais de l’ancien français et de la langue provençale, Sanctus Amantius est devenu Sancto Chamatio puis Sant Chamas et Saint Chamas.


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3. Les Ronds-points.

Rond-point du XV° Corps d’Armée (20 août 1914) : L’histoire tragique du XV° Corps d’Armée (soldats provençaux) a maintes fois été relatée (conférences, livres …) durant l’année 2014 qui célébrait le centenaire de la Guerre 1914-1918. On peut la résumer ainsi : après avoir subi de très lourdes pertes (plus de 4000 soldats tués entre le 10 et le 20 août 1914), les Provençaux ont ensuite été accusés d’avoir lâché prise devant l’ennemi (dans un article, commandité par le ministre de la guerre pour dédouaner le commandement militaire, paru le 24 août dans Le quotidien Le Matin). Cinq Istréens Morts pour la France ainsi que Désiré Malaterre (le premier Istréen mort au Champ d’Honneur) ont vécu ce drame fatal. Le XV° Corps a ensuite été réhabilité. Ainsi, cette dénomination (mai 2016) ne célèbre pas une défaite mais rend hommage à tous ces Poilus injustement accusés de lâcheté et tous morts par la faute d’une hiérarchie militaire inconsciente. A noter que l’inauguration officielle de ce rond-point prévue le 14 novembre 2015, avait été annulée suite aux attentats de Paris, la veille au soir.

Rond-point Lucie et Raymond Aubrac (Maison de Retraite Les Amaryllis) : Rend hommage à un couple de résistant de la seconde guerre Mondiale. Lucie Aubrac (1912-2007) fut intronisée Grand Officier de la Légion d’Honneur et son époux Raymond (1914-2012) fut décoré de la Grande Croix de la Légion d’Honneur. Inauguré le 17 novembre 2012. Lucie Aubrac s’était déplacée plusieurs fois à Istres pour diverses manifestations. En 1993, elle avait été décorée de la Médaille de la Ville d’Istres au Pavillon de Grignan.

Rond-point Céline Avril (Géant Casino) : Hommage à la jeune istréenne de 17 ans écrasée par un train non annoncé sur la gare d’Istres le 21 décembre 1998. La SNCF fut condamnée en 2010 après procès et appels. Le rond-point a été inauguré le 11 juillet 2009.

Rond-point Louis Bonte (entrée de la base aérienne) : Hommage à un ingénieur (1908-1971), qui fut l’artisan (et le premier directeur) de l’installation du CEV à Istres en 1957 (Centre d’Essai en Vol) où il a largement contribué à l’essor de l’aéronautique française après la seconde guerre mondiale. Légion d’Honneur (grade méconnu). La dénomination du rond-point date de 1994 alors que le monument a été dressé par l’Amicale des Essais en Vol le 7 juin 1997.

Rond-point René Cassin (Les Bellons) : Juriste, diplomate et homme politique français (1887-1970). L’un des membres fondateurs de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (et ancien président de la Cour Européenne des Droits de l’Homme). Membre du gouvernement de la France libre durant la seconde guerre mondiale. Nombreuses récompenses (dont le prix Nobel de la Paix en 1968) et médailles (dont la Grande Croix de la Légion d’Honneur). Il était venu à Istres en 1917 pour créer la section locale des Anciens Combattants et des victimes de la guerre.

Rond-point Aimé Césaire (près du collège Elie Coutarel) : Poète et homme politique français (1913-2008), d’origine martiniquaise, un département d’Outre-mer où il fut député, conseiller général, président du Conseil Régional et maire de Fort de France de 1945 à 2001. Ses engagements contre le racisme et le colonialisme lui valurent des obsèques nationales. Rond-point inauguré le 18 octobre 2008.

Rond-point Marcel Dassault (Trigance, RN 1569) : Appellation choisie en 1990 (lors du projet) et rond-point inauguré en 1992. Homme politique français (1892-1986), Marcel Ferdinand Bloch (de son vrai nom) fut élu plusieurs fois député et sénateur. Egalement un homme de presse (qui racheta la revue Jours de France) et de cinéma (scénariste, producteur). Mais cet ingénieur est évidemment célèbre pour ses multiples avions et ses apports dans l’industrie aéronautique, à Istres notamment où trônaient ses usines au sein de la base aérienne. Première fortune française en 1985 (7 milliards de francs), il rafla entre 1924 et 1956 tous les grades de la Légion d’Honneur, du Chevalier à la Grande Croix (la plus haute distinction).


Trigance : Le rond-point dit des Colonnes porte depuis avril 2015 la dénomination Louis Magère. A droite : le rond-point Marcel Dassault.
La sculpture en acier inoxydable pèse 2 tonnes et représente la silhouette d’un avion de chasse s’élançant dans le ciel.
Montée sur pivot, la girouette se positionne au gré du vent.
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Rond-point Homesick Angel (Ranquet) : Homesick Angel (l’Ange Nostalgique) fut le nom d’un bombardier B17 américain, touchée par la DCA allemande qui occupait la base aérienne. La forteresse volante s’est ensuite écrasée dans l’étang de Lavalduc le 16 novembre 1943. Inauguré le 6 avril 2013.

Rond-point (surnommé) La Jarre (Avenue Radolfzell, devant le Mac Do) : Un rond-point sans véritable nom avec une belle jarre reconnaissable de loin. Cette jarre est en fait une amphore de 5 mètres et d’un poids de 2 tonnes. Elle a été réalisée en 1992 par le service des Espaces Verts de la ville, avec Patrick Rousseau en maitre d’oeuvre. Dans ce rond-point figure une plaque commémorative, établie lors du trentenaire (2004) du jumelage avec la ville sud-allemande de Radolfzell. Deux dédicaces sur la plaque : l’une au maire Fritz Niester (1934-1976) et l’autre à Bruno Janzer (1912-2003), président du Comité de Jumelage.

Rond-point Louis Magère : L’ancien rond-point dit des Colonnes à l’entrée sud de Trigance a ainsi été dénommé le samedi 18 avril 2015. Il rend hommage à Louis Magère (1924-1994), un ancien épicier du centre-ville qui avait créé au Tubé l’un des premiers supermarchés istréens au début des années 1970. Grâce à ce précurseur se développaient les premiers germes de la grande distribution dans notre commune. Un supermarché qui deviendra l’hypermarché SODICOMA en 1977. Il passa ensuite sous la banette Euromarché avant d’être absorbé par le groupe (Edouard) Leclerc. L’ancienne appellation dite des Colonnes n’était qu’officieuse mais presque officielle puisqu’à proximité, une avancée avait été dénommée en 2007 : Allée des Jardins des Colonnes alors qu’au sud du rond-point, la Rue de Toscane suit celle de Corinthe. La dénomination de ces deux rues (1999) fait un clin d’œil aux ordres toscan et corinthiens, deux styles d’architecture où prédominent les colonnes.

Rond-point Nelson Mandela (Avenue Félix Gouin, près des Charmilles) : En hommage à l’homme politique d’Afrique du Sud (1918-2013) qui lutta longuement contre l’Apartheid malgré des procès et des emprisonnements injustes. Prix Nobel de la Paix en 1993. Nommé Grand Croix dans l’Ordre de la Légion d’Honneur en 1994 par François Mitterand. Le rond-point a été inauguré le 16 septembre 1989 avec une sculpture métallique de l’arlésien Jean Claude Guerri (La Conquête des Libertés) commémorant le bicentenaire de la Révolution Française.

Rond-point de la Transhumance (sortie nord d’Istres, RN 1569) : Appellation donnée en 1995 à ce rond-point où débute la route vers Miramas (également nommée Transhumance). C’est en fait une ancienne draille qu’empruntaient autrefois les bergers venant des villes au sud d’Istres pour se rendre dans les Alpes.


Les sculptures des ronds-points Louis Bonte et Nelson Mandela..


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Rond-point des Anciens du Corps Expéditionnaire Français (devant le Stade Nautique) : En hommage à tous militaires morts pour la France lors de la guerre d’Indochine entre 1946 et 1954 ainsi qu’aux 40000 prisonniers dont les 3/4 ne sont jamais revenus … Inauguré le 8 juin 2011.

Rond-point des Déportés et Internés de la Résistance (devant l’ex-stade Bardin) : En hommage à tous les résistants arrêtés et déportés dans les camps de concentration nazis de la seconde guerre mondiale. Inauguré en 1988.

Rond-point aux Morts et Blessés des Opérations Extérieures (Bayanne) : En hommage aux militaires français qui sont intervenus dans les opérations des forces armées et hors du territoire national. Inauguré le 15 novembre 2011.

Rond-point du Souvenir Français : Inauguré en 2002, face aux Monuments aux Morts d’Entressen. Voir place du Souvenir Français.

Rond-point du 19 Mars 1962 (Route du Delà) : Commémore la date à laquelle fut négociée la fin de la Guerre d’Algérie avec la mise en place d’un cessez-le-feu. Inauguré le 19 mars 2010.


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