La conférence de Bernard Mille

Jeudi 28 avril 2022, à l’auditorium André Noël, Bernard Mille, vice-président de l’Académie d’Aix-en-Provence, nous a offert la cinquième conférence de l’année organisée par les Amis du Vieil Istres. Le thème portait sur un personnage célèbre : Machiavel.

Qui ne connait pas le terme machiavélique (rusé, perfide, astucieux, diabolique … selon nos dictionnaires) ? Un adjectif qui provient de Nicolas Machiavel (1469-1527) humaniste florentin, théoricien de la politique, de l’histoire et de la guerre mais aussi poète et dramaturge.

Bernard Mille nous a d’abord présenté l’histoire de ce personnage haut en couleurs, né le 3 mai 1469 à Florence. Il a débuté sa carrière politique en 1498, date où il est nommé secrétaire général à la seconde chancellerie. En 1513, impliqué dans une conjuration contre les Médicis, il est emprisonné et torturé. Mais le pape Leon X l’amnistie. Machiavel se retire alors chez la famille Rucellai.

Machiavel a écrit deux pièces de théâtre (la Clizzia et Mandragore). Mais ce philosophe est surtout célèbre pour ses écrits politiques et ses prises de position. Il était anticlérical et républicain par l’esprit (bien qu’ayant servi des ducs et des rois). Au sujet des femmes, il les considérait comme un danger dans la maison, causant la ruine d’un Etat et menant un gouvernement à sa perte ! Ses œuvres majeures sont cependant entrées dans l’histoire : L’art de la guerre, le Prince, Discours sur la première décade de Tite-Live, Histoires florentines

Machiavel voyait la politique comme des faits ayant des causes et des conséquences sans lien avec la morale chrétienne. Quelques extraits de ses textes : Il faut ruser pour tromper l’esprit des hommes … Un homme ne peut être grand que s’il dépasse la loyauté des autres … L’Etat doit avoir une solide organisation intérieure, avec des lois pourvues à tout et une milice autonome efficace … Il savoir être méchant pour être craint et faire le mal si nécessaire.

Dans ses textes, l’auteur dévoile son style et l’originalité de son personnage : des constructions logiques, des analyses très fines révélant des détails très riches et un don particulier pour l’observation. Ses récits sont vivaces et réalistes. Mais Machiavel est toujours resté modeste quand il parlait de lui.

Nicolas Machiavel nous a quitté le 22 juin 1527 à la suite de douleurs de ventre survenues deux jours auparavant. Les œuvres ambiguës de ce haut fonctionnaire déchu ont cependant révolutionné le monde politique. Elles ont laissé des traces ineffaçables qui ont inspiré les générations suivantes et même les actuelles.

Bernard Mille remercié en fin de conférence par
René Giroussens, président d‘honneur des Amis du Vieil Istres.

Prochaines conférences : rendez-vous le samedi 1er octobre 2022 à 9h00 à l’Espace 233 (CEC) pour les 30e Rencontres historiques. Quatre conférences vous seront proposées (deux le matin et deux l’après-midi). Le programme de cette journée est accessible depuis la page d’accueil.

La sortie dans le Gard

Samedi 2 avril 2022, 34 Amis du Vieil Istres ont bravé le retour du froid pour prendre le car à 07h30, au bas de l’esplanade Bernardin Laugier. Un car qui les a emmenés dans le Gard pour la visite de deux musées : celui du Désert (le matin à Mialet) et celui du Scribe (l’après-midi à Saint-Christol-lez-Ales).

Les 15 salles du musée du Désert prennent place dans le mas Soubeyran, soit la maison natale du chef camisard Pierre Laporte (1680-1704) dit Rolland. Ce musée comporte des pièces et des documents authentiques qui retracent l’histoire des protestants en France et dans la région cévenole. En effet, suite à la Réforme et à la croissance des églises réformées (la première à Paris en 1555), les protestants sont déclarés hérétiques. Ce qui a engendré de sanglantes guerres de religion (dont le célèbre massacre de la Saint-Barthélemy) de 1562 jusqu’à la promulgation de l’édit de Nantes en 1598 par Henri IV. Un édit qui accorda enfin la liberté de culte ainsi que des droits civiques et politiques aux protestants. Mais Louis XIV le révoqua via l’édit de Fontainebleau en 1685. Les protestants devaient alors se convertir au catholicisme sous peine de répression. Ce qui déclencha de nouveaux conflits sanglants entre ces deux cultes religieux jusqu’en 1787, date où Louis XVI promulgua un nouvel édit de tolérance à Versailles.

Photo souvenir devant l’entrée du musée du Désert.

 

Le musée du Désert fait revivre cette longue période houleuse où les protestants ont été persécutés. Ainsi de nombreux documents attestent le passé huguenot avec la Réforme, les guerres de religion, les différents édits royaux, la période du Désert (1685-1787, avec notamment les assemblées clandestines réunissant les protestants dans des lieux secrets et hors-des sentiers battus), la guerre des camisards, la résistance pacifique de certains chefs de file, l’histoire des fugitifs réfugiés à l’étranger, celle des galériens et des prisonniers … Bref, la vie quotidienne dans la clandestinité des huguenots et la longue marche vers la liberté de conscience.

Pendant la visite (salle de la Réforme).

 

Autour du thème principal, le musée du Désert présente également un mobilier cévenol, des objets familiers du XVIIIe siècle, la reconstitution d’une veillée cévenole, des armes et des cartes de la guerre des Cévennes, les cachettes des hommes traqués et des livres interdits, les affiches du pouvoir royal, des chaires et des coupes de la Sainte Cène, des actes de naissance et de mariage au Désert, un ensemble remarquable de Bibles ainsi qu’une importante collection de gravures et de tableaux illustrant l’histoire et la répression protestante dans les Cévennes.

Photo souvenir devant l’entrée du musée du Scribe.

 

Après le repas de midi au restaurant Le Clos du Mûrier à Générargues (où l’andouillette maison cuite au feu de bois était excellente …), l’après-midi était consacrée à la visite du musée du Scribe, situé au cœur du vieux village. Il prend place dans une partie des anciennes dépendances du château central (XVIIe siècle) de la commune. Sa restauration sert aujourd’hui d’écrin à une collection complète sur l’écriture. Ce musée est né en 1991 grâce à Jean-Louis Bonnefille, un collectionneur qui a rassemblé pendant 50 ans des milliers d’objets liés à l’écriture.

Environ huit salles s’étendent sur 450 m2 et sur deux étages. Les collections retracent l’histoire de l’écriture, ses différents supports (jusqu’au papier recyclé), les encres, les encriers les instruments d’écriture … La dernière salle reconstitue une salle de classe des années 1920.

Pendant la visite dans la salle des encriers avec un audio-guide collé à l’oreille.

 

Pour en savoir plus sur la visite des musées du Désert et du Scribe, cliquez sur les pavés ci-dessous :

Prochaine sortie : samedi 21 mai 2022, journée complète à Montélimar (Drôme) avec entre autres les visites du centre historique, d’une fabrique de nougat et du musée européen de l’aviation de chasse (inscriptions avant le 14 mai 2022).

La conférence de Bernard Ravet

Se mobiliser pour une jeunesse en marge de la République était le thème de la conférence organisée par les Amis du Vieil Istres ce jeudi 31 mars à l’auditorium André Noël.

Aujourd’hui retraité, écrivain et président de la commission Éducation de la LICRA (Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme), le conférencier Bernard Ravet a su concentrer son thème à partir de ses expériences vécues dans l’Education nationale. En effet, il a dirigé de 1984 à 1989 le Centre de Production de Média d’Istres, hébergé par CETEB (aujourd’hui LEP Latécoère), après avoir dirigé le Centre Départemental de Documentation Pédagogique des Bouches-du-Rhône. En 1999, il est devenu Principal de collège. D’abord au collège Edouard Manet (quartiers nord de Marseille) puis au collège Versailles (centre-ville de Marseille).

Dans ces deux collèges phocéens, il a vécu la montée de l’intégrisme religieux où la parole de l’élève est devenue supérieure à celle de l’enseignant. Bernard Ravet a bien sûr souligné la différence entre l’Islam et l’Islamisme, ce dernier intégrant la politique à la religion en suivant un parcours contraire aux valeurs laïques de la République. Une République qui perd de plus en plus de territoires via une jeunesse marginalisée qui intègre son propre système au détriment des lois françaises.

Bernard Ravet nous a offert plusieurs exemples. En voici un qui en dit long lorsqu’en 2004, des élèves de 5ème interpellent leur professeur pendant un cours sur la justice : Ce n’est pas normal, on doit couper la main à un voleur et lapider une femme infidèle … Ces élèves (parmi les mieux notées de la classe) étaient manipulés par un surveillant qui faisait circuler un petit livre au sein du collège, un ouvrage pourtant interdit en France et imprimé en Arabie Saoudite.

Bernard Ravet.

Ces faits, souvent violents, transforment la loi de 1905 sur la laïcité (séparation de l’Eglise de l’Etat) où, en ce début du XXe siècle, la religion est passée dans la sphère du privé. Une loi de liberté se convertissant progressivement en loi liberticide et mettant de plus en plus à distance les valeurs de la République avec une marginalisation qui s’étend à des enfants non concernés. Des enfants évoluant dans des quartiers difficiles, abandonnés par l’Etat où la structure sociale a été remplacée par des règles locales hors des lois de l’hexagone.

Bernard Ravet reste amer envers les politiques qui ont refusé de voir et laissé faire pour de basses raisons électorales. Selon lui, les enfants sont victimes de carence éducative. Il reste de ce fait du travail à faire par l’Etat sur la protection de l’enfance, y compris dans les associations qui sont souvent des filiales religieuses sans contrôle. Il faut également renforcer la protection de l’enfance dans un cadre juridique.

Prochaine conférence : jeudi 7 avril 2022, 18h00 à l’auditorium Charles Aznavour (derrière le gymnase Le Podium) : Le Parlement de Provence au XVIIIe siècle face au roi absolu et aux Lumières par Christian Bruschi, professeur émérite d’histoire du droit et des institutions à l’Université Aix-Marseille.

Conférence du 25 novembre 2021

Après les Rencontres Historiques du samedi 2 octobre, les Amis du Vieil Istres vous donne RDV pour une nouvelle conférence le jeudi 25 novembre 2021 à 18h00 :

Quand passent les cigognes (ou les cigognes de la poudrerie de Saint-Chamas) par Jacques Lemaire, ancien président des Amis du Vieux Saint-Chamas.

Le lieu de cette conférence vous sera dévoilé dès qu’il sera officialisé.

L’assemblée générale 2021

Le gouvernement ayant relâché les contraintes liées à la crise sanitaire, les Amis du Vieil Istres ont pu tenir leur assemblée générale le mercredi 30 juin 2021à 15h00, à l’auditorium André Noël. Une AG cependant restée sous l’égide de la sécurité (distanciation, port du masque …).

Les présents et les bons pour pouvoir ont permis d’atteindre le quorum nécessaire pour débuter la séance et présenter d’abord les adhérents disparus en début d’année 2021: Fanny Arbousset, 105 ans, doyenne des Istréens et Rémi Balzano, 92 ans et auteur d’ouvrages sur l’histoire d’Istres.

L’assemblée générale s’est ensuite déroulée sans accroc avec la lecture du PV de l’AG du 16 octobre 2020 (par le secrétaire Michel Yssert) et la présentation des comptes 2020 (par la trésorière Claude Teissier), approuvés auparavant par les commissaires délégués à cet effet.

Les adhérents présents, masqués et sur des sièges espacés.

 

Claude Herrera a ensuite rappelé qu’à la suite de la pandémie du coronavirus, les sorties et les conférences ont été annulées pour la seconde année consécutive. Les Rencontres Historiques sont cependant maintenues. Elles se tiendront le samedi 2 octobre 2021 à l’Espace 233 (CEC). Quatre intervenants sont prévus et l’inscription au repas de midi reste obligatoire. Mais une annonce ultérieure paraitra sur ce site en temps opportun pour tous les détails.

Puis, ce fut l’incontournable présentation du sommaire du bulletin n°43 : neuf articles dont cinq sur Istres occupent les 253 pages avec une partie couleurs (nouveauté). Vous pouvez retrouver le sommaire en détails à la page des bulletins.

Claude Herrera, président des Amis du Vieil Istres, présente le bulletin n°43 qui a été gracieusement remis aux adhérents présents en fin d’assemblée.

 

Les sorties annulées en 2020 et 2021 seront reconduites en 2022 si la crise sanitaire ne fait pas un nouveau caprice. Une conférence est (sous réserves) prévue en novembre 2021. Vous serez prévenus en temps utile …

Les Rencontres Historiques 2020

Samedi 3 octobre 2020, à l’espace 233 (CEC), se sont déroulées les 28e Rencontres Historiques de la ville d’Istres, organisées par les Amis du Vieil Istres. Des Rencontres malheureusement placées sous l’égide du coronavirus qui a imposé des règles strictes d’hygiène (masque, gel hydroalcoolique, distanciation …).

Après l’accueil du public en présence de Nicole Joulia, première adjointe, Christian GIROUSSENS, ingénieur et adhérent des AVI, a ouvert les débats sur le thème : Troubles à Istres sous le Directoire . En effet, l’interprétation d’une curieuse inscription incomplète sur le Portail d’Arles : ( Tous les citoyens habitans la même … ) a fait plonger Istres dans une période trouble et assez méconnue, celle du Directoire (1795-1799). Inspiré d’une loi de 1795, ce texte tronqué avait pour objet de rendre la commune et ses habitants financièrement responsables des dommages causés aux personnes et aux biens. Un trouble qui dura plusieurs années avant de se normaliser avec l’arrivée au pouvoir de Napoléon Bonaparte.

De gauche à droite : les quatre conférenciers Jean Chausserie-Laprée, Nicole Bonsignori, Christian Giroussens et Robert Strozzi suivis de René Giroussens (président d’honneur)
et de Claude Herrera (président des AVI).

 

Membre du bureau des Amis du Vieil Istres, Robert STROZZI a enchainé sur le thème : Exodus 47 : l’histoire fait escale à Port-de-Bouc. Robert nous a relaté l’histoire du navire dénommé Exodus 47) parti en juillet 1947 de Sète vers la Palestine avec à son bord plus de 4 500 émigrants juifs, rescapés des Camps de la Mort. Un navire arraisonné au large de Haïfa par les Anglais qui ont déclaré illégaux tous les passagers. Ceux-ci ont été immédiatement débarqués et répartis sur trois Liberty ships de la Royal Navy. Ces trois navires ont été alors renvoyés en France pour se présenter, le 29 juillet 1947, en rade de Port-de-Bouc. Malgré les menaces d’officiers britanniques nerveux et brutaux, les prisonniers de ces bateaux-cages ont refusé de débarquer. Rapidement, l’opinion publique internationale apprit les conditions de vie épouvantables, à bord de ces navires. Robert nous a alors décrit le vaste élan de solidarité venu en aide à ces 4 500 personnes enfermées et ballottées dans les cales de ces cargos-prisons. Un élan de solidarité dû à la population de Port-de-Bouc et des communes voisines, des autorités locales, des pouvoirs publics et qui dépassera ensuite les frontières nationales.

Repas de midi (pour ceux qui avaient réservé) au restaurant La Terrasse (CEC).

 

Après le repas de midi, Nicole BONSIGNORI , pharmacienne de profession mais historienne de cœur, a inauguré l’après-midi avec une conférence titrée : La folle équipée de la Duchesse de Berry sur notre côte provençale. La duchesse qui souhaitait installer son fils sous le nom d’Henri V sur le trône de France, a vécu une équipée extravagante qui fut à deux doigts de réussir. Cette passionnante épopée s’est déroulée en majeure partie sur notre Côte Bleue voisine et dans les villages l’environnant. Une conférence qui a permis de nous faire découvrir l’extraordinaire personnalité de la duchesse de Berry (née Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, 1798-1870) : une femme courageuse, dotée d’une volonté hors du commun, souvent oubliée dans les livres d’histoire.

Nicole Bonsignori pendant sa conférence sur la duchesse de Berry.

 

Jean CHAUSSERIE-LAPREE, chef du service Archéologie de la ville de Martigues, nous a ensuite présenté la 4ème et dernière conférence des Rencontres Historiques 2020 : A l’origine de Marseille, l’oppidum gaulois de Saint Blaise, découvertes et approches récentes . Cette conférence portait sur les travaux récemment entrepris sur l’oppidum de Saint-Blaise. Des travaux qui ont mis en évidence et confirmé l’importance et l’ancienneté de l’occupation de cette agglomération protohistorique provençale au cours du premier âge du Fer et en particulier dans les décennies qui ont précédé et accompagné la fondation de Marseille en 600 avant JC. Soit une double enquête historiographique et iconographique : la première portant sur la nature de l’occupation de Saint-Blaise dans l’Antiquité et la seconde sur la longue quête du site de la première rencontre entre Grecs et Gaulois avant la fondation de Marseille.

Jean Chausserie-Laprée pendant sa conférence, face à un public réparti
sur des sièges espacés.

 

La Covid-19 nous a privé du convivial vin d’honneur qui clôture traditionnellement les Rencontres Historiques. Mais vous pourrez retrouver plus en détails ces quatre conférences dans des articles qui paraitront dans le prochain bulletin des Amis du Vieil Istres (n°43, 2021).

Prochain RDV : l’assemblée générale vendredi 16 octobre à 10h00 à l’Espace 233 (CEC).

Les activités 2020

Le programme des activités pour l’année 2020 est en partie finalisé … Le prix et l’heure des RDV des sorties vous seront communiqués ultérieurement. Voici cependant un résumé des principaux rendez-vous :  

1. Quatre sorties sont prévues :

Samedi 8 février 2020, après-midi. Visite du musée de la Laine à L’Isle-sur-la-Sorgue (musée Brun de Vian-Tiran et manufacture des fibres nobles depuis 1808).
Prix : 18 euros.
Départ du car : 13h30, esplanade Bernardin Laugier.
Réservation avant le 1er février.

Samedi 21 mars 2020, après-midi. visite du musée de la Légion étrangère à Aubagne.
Prix : 15 euros.
Départ du car : 13h00, esplanade Bernardin Laugier.
Réservation avant le 14 mars.

Samedi 4 avril 2020, journée complète dans le Gard :
Le matin : visite du musée du Désert à Mialet (histoire des Huguenots et des Camisards).
Après-midi : visite du musée du Scribe à Saint-Christol-lez-Alès (histoire de l’écriture).
Prix : 50 euros (repas de midi inclus au restaurant Le Cevenol à Anduze).
Départ du car : 7h30 précises
Réservation avant le 29 mars.

Samedi 16 mai 2020, journée complète à Montélimar (Drôme) :
Le matin : parcours touristique de la ville en petit train puis visite d’une fabrique de nougats.
Après-midi : visite du musée européen de l’aviation de chasse.
Prix : non défini (repas de midi inclus).
Départ du car : idem
Réservation avant le 9 mai.

Réservation des sorties :
Chèque à l’ordre des Amis du Vieil Istres et à envoyer à :
Les Amis du Vieil Istres, boulevard de la République (ancienne mairie), 13800 Istres.
ou à :
Huguette Giroussens, 40 Avenue Marcel Roustan. 13800 Istres.
Pour tout autre renseignement, tel : 06 23 98 17 85 ou 04 42 55 12 91.

2. L’assemblée générale :
Elle est fixée au samedi 28 mars 2020, à 10h00 au Pavillon de Grignan avec la remise du bulletin n° 42 et de 2 nouveaux hors-séries.

3. Quatre conférences sont prévues :

Trois à l’auditorium André Noël, nouvelle mairie :
– Jeudi 23 janvier 2020, 18h00 : Les esclaves chrétiens : l’or blanc des pirates barbaresques par Robert Strozzi, membre du bureau des AVI.
– Jeudi 13 février 2020, 18h00 : La présence de la NASA sur la base d’Istres dans le cadre de l’atterrissage d’urgence de la navette spatiale par Pascal Jacques.
– Jeudi 26 mars 2020, 18h00 : L’épopée de la morue de Terre Neuve à Port-de-Bouc par Joseph Ros.

Une autre conférence à l’Espace 233, CEC :
– Jeudi 9 avril 2020, 18h00 : La peste de 1720 à Marseille et en Provence par Claude Herrera, président des AVI.

4. Les Rencontres Historiques :
La date est fixée au samedi 3 octobre à 9h00. 4 communications historiques sont prévues (2 le matin et 2 l’après-midi). Le repas sera pris sur place (et toujours sur réservation au 04 42 55 12 91). Elles se dérouleront toujours au CEC, Espace 233. Le programme détaillé des RH sera transmis au cours de l’été 2020 à partir de la page d’accueil.

Pour plus de détails :

Accès direct à la page des conférences.

Accès direct à la page des sorties.

Accès direct à la page des Rencontres Historiques.

Accès direct à la page de l’Assemblée Générale.

Les Amis du Vieil Istres passent à la TV !

Deux Amis du Vieil Istres ont fait honneur à l’association lors d’un passage télévisé dans l’émission C’est le Sud diffusée sur la chaine PROVENCE AZUR (canal 30 de la TNT ou canal 375 de la box Orange et 362 de la box Bouygues). Il s’agit de Robert Strozzi, secrétaire adjoint des Amis du Vieil Istres, qui a présenté sur le plateau TV l’histoire d’Istres et de Claude Herrera, président des AVI, qui a été interviewé au pied de la chapelle Saint-Sulpice, du Portail d’Arles et de Notre-Dame de Beauvoir.

L’émission a été diffusée pour la première fois le lundi 10 juin 2019 à 7h00 du matin. Elle est rediffusée plusieurs fois par jour jusqu’au vendredi 14 juin inclus.

Mais vous pouvez également la voir sur YOUTUBE en cliquant sur le pavé ci-dessous :

Robert Strozzi avec Anne Limbour (à droite), présentatrice de l’émission et deux autres invités (à gauche).

 

La laïcité : un principe menacé ou liberticide ?

Ce jeudi 7 mars, Jean François Noyes nous a offert à l’auditorium André Noël, une superbe conférence sur l’histoire, l’état et le devenir de la laïcité. Celle-ci fait l’objet, depuis une vingtaine d’années en France, de vifs débats dans lesquels le grand public a du mal à s’y retrouver : êtes-vous pour ou contre le voile, le burkini, les accompagnants scolaires, les crèches dans les mairies ? Au-delà de ces questions ponctuelles qui sont les plus médiatisées, la laïcité fait aussi l’objet de débats de fond sur sa nature et sa capacité d’adaptation à un monde qui a connu de profonds bouleversements. Deux écoles s’affrontent. Certains philosophes, sociologues, juristes prétendent qu’elle est liberticide, tyrannique, frénétique alors que d’autres considèrent qu’elle est gravement menacée et qu’il faut se rassembler pour tenter de la sauver

Le conférencier Jean François Noyes et Claude Herrera, président des AVI.

 

Jean François Noyes a analysé très lucidement la réalité actuelle. D’abord avec des exemples précis de certains pays (Allemagne, Canada, Pays-Bas …) qui ont opté pour le multiculturalisme, un choix politique qui s’est souvent soldé par un échec.

Ensuite en France qui a créé lors de la Révolution la célèbre Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen puis opté pour la laïcité avec la loi de 1905 (séparation de l’Eglise et de l’Etat). En théorie, la laïcité est la protectrice du bien vivre ensemble. L’Etat est neutre et garantit le libre-service des cultes dont le fonctionnement ne peut faire l’objet de textes de lois.

C’est au travers de nouveaux exemples que Jean François Noyes nous a démontré que la réalité s’est éloignée de la théorie. En voici quelques-uns :

  • Il existe une direction des cultes au sein du ministère de l’Intérieur.
  • Les évêques ont un accès direct avec les autorités.
  • L’Etat favorise le financement des cultes en cédant des terrains par bail emphytéotique (15 euros par mois) pour la construction d’édifices religieux. Il subventionne également l’entretien et la restauration de ces édifices construits avec des aides de l’Etat (jusqu’à 70%).
  • L’Etat ou les collectivités locales financent des pratiques ou traditions cultuelles en les masquant par du culturel.
  • L’Etat ferme les yeux sur les dons reçus par des fondations religieuses non déclarées. Des cultes peuvent recevoir des dons par des mécènes qui sont défiscalisés jusqu’à 66%.
  • La loi interdisant le port du voile dans les écoles.
  • La France organise et paie la formation d’imams.
  • Procès d’assise reporté pour cause de Ramadan.
  • Pratique du culte pendant les horaires de travail
  • Etc …

Ces quelques exemples nous montrent une République assez accommodante envers les cultes. La loi de 1905 se vide de plus en plus de sa substance et les règles de la société française sont remises en cause. Ainsi, la France laïque est obligée aujourd’hui de prendre en compte la réalité religieuse. Ce qui se traduit par des rivalités politiques droite-gauche où les arguments de prise de position sont essentiellement guidés par des raisons électorales. Tels ont été les propos (résumés) de Jean François Noyes.

En fin de conférence, Jean François Noyes a été remercié par Claude Teissier, secrétaire des AVI.

 

PROCHAINE CONFÉRENCE : Jeudi 4 avril 2019, 18h00 à l’Espace 233 (CEC) : Le roman du château d’IF, légendes et réalités par Robert Strozzi, membre du bureau des AVI.

Prochain rendez-vous

Les conférences et les sorties du premier semestre 2017 sont terminées. Les Amis du Vieil Istres vous souhaitent de bonnes vacances d’été.

Prochain rendez-vous : Les RENCONTRES HISTORIQUES, samedi 7 octobre, dès 9h00.
4 communications historiques sont prévues (2 le matin et 2 l’après-midi).
Le repas sera pris sur place (et toujours sur réservation).

Le programme officiel des RH vous sera communiqué vers le milieu de l’été. Elles se dérouleront toujours au CEC, espace 233.

La dernière conférence sera suivie vers 16h00 d’un spectacle célèbrant le 70ème anniversaire des Amis du Vieil Istres (avec Lou Trelus). Après ce spectacle, sera offert un gâteau anniversaire accompagné de bulles.