L’assemblée générale 2022

A la suite des nouvelles règles dues à la crise sanitaire, les Amis du Vieil Istres ont pu tenir leur assemblée générale le samedi 26 mars 2022 à 10h00, au pavillon de Grignan.

Les présents (environ 65) et les bons pour pouvoir (32) ont permis d’atteindre le quorum nécessaire pour débuter la séance. René Giroussens, président honoraire, a d’abord présenté les adhérents disparus en 2021 :

– Fanny Arbousset, 105 ans (1915-2021), doyenne des Istréens et des AVI, adhérente à notre association depuis sa fondation en 1947.

– Rémi Balzano, 92 ans (1929-2021), auteur d’ouvrages sur l’histoire d’Istres.

– Paulette Bonnet, 79 ans (1942-2021), longtemps membre du CA des AVI et veuve de Jean-Pierre Bonnet, président des AVI de 2006 à 2014.

L’assemblée générale s’est ensuite déroulée sans accroc. D’abord avec un discours du président Claude Herrera qui a rappelé, avec sa philosophie personnelle, les devoirs d’une association d’histoire telle que la nôtre. Michel Yssert, secrétaire des AVI a enchainé par la lecture du PV de l’assemblée générale du 30 juin 2021 puis par la présentation des sorties culturelles 2022.

 

Claude Herrera a repris le micro pour présenter le reste des activités 2022 ainsi que le bilan du site internet. Claude Teissier, trésorière, a ensuite présenté le bilan comptable 2021, approuvé par les auditeurs aux comptes.

Place ensuite à la liste des membres se présentant au conseil d’administration (qui seront élus mardi prochain) et à la présentation du sommaire de l’incontournable bulletin n°44 avec entre autres trois articles sur la ligne de chemin de fer Miramas-L’Estaque et la gare d’Istres. Une nouveauté cette année : la couverture est en couleurs !

L’assemblée générale s’est poursuivie par deux discours. D’abord celui de Pierre Dharreville, député de la 13ème circonscription des Bouches-du-Rhône, relayé ensuite par celui de François Bernardini, maire d’Istres et président du Conseil de territoire Istres Ouest Provence. Mais après deux ans d’absence (pandémie), elle a pu se clôturer par un vin d’honneur.

 

Présentation du bulletin n°44 et vin d’honneur clôturant l’assemblée générale du 26 mars 2022.

 

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Le musée de la Légion étrangère à Aubagne

Tiens, voilà du boudin … Samedi 12 mars 2022, cet hymne célèbre a retenti aux oreilles des 30 Amis du Vieil présents à 13h00 au bas de l’esplanade Bernardin Laugier. Le car les a emmenés à Aubagne visiter le musée de la Légion étrangère.

Le 9 mars 1831, le roi Louis-Philippe signe la loi créant la Légion étrangère. Cette loi reprend la tradition ancestrale des étrangers ayant servi la France depuis l’époque de la Guerre de 100 ans. Sept bataillons sont alors formés de militaires suisses, allemands, italiens, espagnols, belges et hollandais. Dès l’été 1831, ils embarquent à Toulon pour l’Algérie dont la conquête avait débuté l’année précédente. La Légion étrangère combattra ensuite pour la France en Espagne (guerre carliste, 1835-1838), en Crimée (1854-1856), en Italie (1859), au Mexique (1863-1867), et lors de la guerre franco-prussienne (1870-1871). Elle atteint alors sa maturité sous la IIIème République.

 

Les Amis du Vieil Istres devant l’entrée du musée.

 

La Légion étrangère a subi de nombreux remaniements et autres organisations de ses régiments. Elle sera envoyée combattre pour la France aux quatre coins du monde : Sud-Oranais (1882-1907), Tonkin (1883-1910 puis 1914-1940), Formose (1885), Dahomey (Bénin, 1892-1894), Soudan (1893-1894), Madagascar (1895-1901 puis 1947-1950), Maroc (1907-1918 puis 1920-1935 et 1953-1956), Orient (1914-1918), Syrie (1925-1927), Indochine (1939-1954), Tunisie (1952-1954), Algérie (1954-1962), Mauritanie (1956-1957), Tchad (1962-1970 puis 1978-1979 puis 1988 et 1992-2009), Zaïre (1978), Liban (1983-1984), Irak-Koweit (1991), République Centre Africaine (1991-1996), Cambodge (1992-1993), Ex-Yougoslavie (1993-2001), Congo (1997), Afghanistan (2001-2012) et le Mali (depuis 2013), sans oublier la France (Première et Seconde Guerre mondiale) ainsi que d’autres pays (depuis 1969) tels que les Comores, la Cote d’Ivoire, le Gabon, le Rwanda, l’Irak, Djibouti, la Somalie, l’Indonésie, Haïti …

Depuis sa création en 1831, ces interventions militaires ont causé la mort de 31 504 légionnaires auxquels il faut ajouter 969 officiers et 3 390 sous-officiers. La guerre d’Indochine a été la plus meurtrière (12 000 légionnaires tués).

Les valeurs légionnaires reposent sur quatre piliers : le caractère sacré de la mission, la rigueur dans l’exécution, la solidarité et le culte du souvenir. Les drapeaux de la Légion portent depuis 1921 la mention Honneur et Fidélité en remplacement de l’ancienne devise Honneur et Patrie.

La Légion étrangère doit être à la page. Cette modernisation a commencé sous l’égide du général Paul Frédéric Rollet (1875-1941, dit le Père de la Légion) qui fut le premier inspecteur de ce corps. Il a su adapter les inévitables évolutions militaires tout en codifiant les traditions légionnaires. Une œuvre gigantesque qui sert d’exemple aujourd’hui à ses successeurs.

 

Pendant la visite du musée et sous les commentaires du guide.

 

La légion étrangère s’est installée à Aubagne en 1962 (à la fin de la guerre d’Algérie) dans un ancien camp militaire et sous les ordres du colonel (et futur général) Albéric Vaillant, décédé à 96 ans en 2011. L’état-major et l’administration de la Légion étrangère sont depuis basés dans le centre d’Aubagne où le musée retrace avec précision l’histoire de ce corps d’élite. Un Corps composé aujourd’hui d’environ 10 000 légionnaires sélectionnés-recrutés à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) puis formés à Castelnaudary (Aude). Sous commandement français, les interventions de la Légion étrangère sont souvent placées sous l’égide des Nations Unies, de l’OTAN ou de l’Union Européenne.

Pour en savoir plus sur la visite de ce musée, cliquez sur le pavé ci-dessous :

Prochaine sortie : Samedi 2 avril 2022, journée complète dans le Gard. Le matin : visite du musée du Désert à Mialet (histoire des Huguenots et des Camisards) et l’après-midi : visite du musée du Scribe à Saint-Christol-lez-Alès (histoire de l’écriture depuis 2000 ans avant JC).

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